IV. PARTIE. SES OUVRAGES
me valait un ' témoignage de voti'e souvenir. Je reçois avec plaisir et reconnaissance celui que vous mè donnez en m'envoyant l'écrit du père Gerdil ) quo.iqu'en effet cet écrit me paraisse un peu froid ^ je le trouve assez gentil
pour un moine
V J'avais chargé M. de Gauffecour ', de vous'témo^ner mon regret de ne pouvoir vous aller, voir cet été comme je l'avais résolu. LecommeiifCemept de l'hiver m'a jeté dans un état si triste, qu'il neïne permet guère de faire des projets pour l'avenir* Toutefois y si la belle saj^n me rend lés forces que le froid m'ôte y je me propose toujours de vous aller voir* S'il arrivait que vous vous rapprochassiez du Chablais, cela me serait bien commode; et y en ce cas , je vous prierais de m'en prévenir aussi ; car , ne pouvant déterminer d'avance 1q temps de mon voyage, il me siérait mal de l'avoir fait en pure perte, et d'aller jusque-là sans vous y trouver. Soyez persuadé que rien ne peut ralentir l'ardent désir que j'ai de vous voir et de vous eoibrasser. Il me semble qu'un moment si doux me rendra tout le temps heureux que je regrette, et me fera oublier tous ceux qui npi'çn ont si tristement séparé. Moi (|ùi suis si désabusé de la vie et qui ne forme plus de projets , je ne puis renoncer à celui-là. Après avoir tout comparé, je ne trouve point de meilleur peuple que le vôtre ; je voudrais de tout mon cœur passer dans son sein le reste de ines jours , et mé mettre de cette manière à portée de coat^ntci^; ^u moins de temps à autre, le besoin que mon cœur a devons.»
Cette lettre est insérée dans les Tablettes universelles de M. Gou-^ riet y t. Wt P* 19^* ^' annonce que Toriginal est déposé dans la bibliothèque de Cbambér^r, et <{u'elle avait été publiée dans le Journal de Sai^oie- Comme elle n'a, jusqu^ci, fait partie d^aucune éditiou des
5ffO UISTOI&E DB J.-a. KOVSSEAU^
OEarref àt Eouiseau , oouf •▼4»ns cm devoir la rapporter te»* tueilemmit.