D’Aubigne. Loc. cit., L. III, col
3. Archives de Lucerne. Lettre du camp devant Amiens, 28 août 1597.
LE SIÈGE PAR HENRI IV
peut cmpecher les soldats de sc rendre maîtres du terreplein, mais pour un instant, car, assaillis par les capitaines Durando et Ollana le lendemain à la pointe du jour et avant qu’ils aient eu le temps de se fortifier, ils sont obligés de lâcher pied, mais pour revenir à la charge le soir et s’en emparer définitivement. Le régiment de Halagny s’y retranche.
Dès lors, l’occupation de la porte Montrescu et de la plateforme devient une question d’heures. Afin de les protéger contre toute espérance, Pacciotto répare encore les brèches et entreprend de faire construire une demi-lune afin de battre le terre-plein du ravelin. Pour ces travaux, Portocarrero réquisitionne tous les gens valides. « En peine d’étre pillés, ravagés, les habitants, môme des échevins, recherchés jusque dans les coins les plus retirés de leurs caves et dans les églises, sont poussés au rempart à coups de fouet et à coups de bâton, même le dimanche, et obligés d’y demeurer parfois deux jours et deux nuits à peine nourris ^ »
Tandis que ses compatriotes luttent avec la rage du désespoir, cédant enfin aux instances de Portocarrero, le cardinal archiduc s’ébranle dans la direction d’Amiens à la tête d’une nombreuse armée^. Encore hésitant sur le meilleur parti à prendre pour secourir utilement les assiégés, il confie à dom Juan Contreras, Gaston Spinola et autres officiers