Jehan Patte. Journal. Édit, préc., p
LE DUC DE LONGUEVILLE, LE MARÉCHAL d’ANCRE. 2GT
médiateur. On examina les griefs et les prétentions de chacun. Sur toutes choses, Longueville réclamait « le razement » de la citadelle d’Amiens. Il l’avait promis et c’était une habileté. Toutefois le Iloi, qui n’en voulait point entendre parler b lui offrait en conqiensation le gouvernement de Normandie, avec Caen, Dieppe et Dont-de-l’Arche. Celui-ci répond invariablement :
« Je quitterai tout ce qui ne regarde que mon bien et même ma vie, mais il n’y a rien au monde rpii puisse me faire faire chose contre mon honneur; il y va de la parole que j’ai donnée aux Picards. »
Cependant on murmurait tout bas que le prince se contenterait de voir attribuer le commandement à l’un de ses amis, à Praslin, à la Curée, à Montigny^. Les négociations traînaient en longueur. Soudain le maréchal d’Ancre prend le parti de renoncer au gouvernement de la citadelle. Il veul, dit-il, faciliter la conclusion de la paix C’était le
1 . Mémoires concernant les affaires de France sous la régence de Marie de Médicis, avec un Journal des conférences de Loudun. La Haye, 1720. II, pp. 455-458, 460-479, 502-515.