Arnauld d’Andilly. Loc. cit , p
Charles de Choiseuil, marquis de Praslin, maréchal de France, lieutenant général au gouvernement de Champagne, mort en 1626.
Gilbert Filhet, seigneur de la Curée et de la Roche-Turpin, capitainelieutenant des chevau-légers, mort en 1633.
François de La Grange, seigneur de Montigny, capitaine des gardes sous Henri III, gouverneur du Berry, maréchal de France en 1610, mort en 1617.
3. Lettre du mareschal d’Ancre à la Majesté très chrestienne de la Hoijnemère. A Paris, chez Abraham Saugrain, rue Saint-Jacques, mdcxvii. Plaq. in-8° de quatre pages.
« Puisque le bruit court que la conférence ne se peut terminer en une bonne paix que préalablement la citadelle d’Amiens ne soit rasée ou qu'elle change de main, moy, embrassant d’un pur et aU'ectionné devoir ceste opportunité, je me suis transporté, d’Amiens jusques icy (Paris), affin d’avoir la cognoissance de la vérité en ceste affaire et ayant trouvé qu’il
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plus cher désir de Louis XIII, qui informe sur l’heure le prince de Gondé et M""® de Longueville de son intention de le faire sortir de la ville, même de lui enlever la lieutenance générale et d’en pourvoir « personnes non suspectes ni désagréables à Longueville et telles qu’il n’aurait occasion d’en avoir jalousie. » La paix s’en suivit.
Le 16 avriP, dans la matinée. Monsieur le premier, venu « pour donner le bonjour » au maréchal, apprend de lui que le Roi consent à la résiliation de ses fonctions. Aussitôt il le supplie d’user de son influence auprès de Sa Majesté pour obtenir la démolition tant désirée de la citadelle. Les Amiénois lui en seraient à jamais reconnaissants.
« Je crois, répond l’astucieux Italien, avoir tant de crédit sur Sa Majesté que je pourrais bien le lui faire ordonner, mais tel bienfait mérite un honnête présent. Même je me fais fort de l’obtenir et ne demande rien que six bourgeois pour caution de ce qui me sera promis »
Dans le grand désir qu’ils ont de voir disparaître ne serait- ce que les bastions de la citadelle qui menacent plus directement la ville 2, les échevins, les conseillers et quelques
estoit ainsy, j’offre par le moyen de la présente à Sa Majesté très chrétienne de l’abbattre moi-mesme ou de la mettre entre les mains de qui Sa Majesté le commandera. L’estât que l’on dit bransler et vaciller pour la fortiffîcation de ladicte citadelle, avec la démolition d’icelle, se confirmera ou se rassurera »