‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 129 sur 294 · Ibidem. Délib. BB 63, p. 77 v · texte numérisé non relu

Ibidem. Délib. BB 63, p. 77 v

LKS DKHNIÈIIKS ANNKKS DU lil'iONK DE LOUIS XIII. 201

château de Verneuil et sollicite, au nom de ses concitoyens, l’envoi immédiat de i[uehjue secours elïicace. Le Roi l’accueille avec une extrême bienveillance, promettant de garder « au péril de son Ktat une place « ipi’il tient pour aussi üdèle qu’aucune autre du royaume. » Par ses ordres, du Menillet-Criel, habile capitaine tbrmé à l’école de Henri IV, et le comte de Chai’ost s’enferment dans Amiens avec quatre compagnies de cavalerie, le régiment du maréchal de Rrézé et les (juinze cents hommes de la garnison sortie de Corbie

La panique gagne la France entière et surtout Paris. Une lettre de M. du Fresne au comte de Pas (23 août) trace une peinture saisissante de l’effroi des populations. Du sein des rassemblements, qui remplissent les carrefours de la capitale et les moindres bourgades de la Picardie, s’élèvent contre Richelieu des murmures, puis des cris de fureur. C’est lui qui a engagé le Roi daiis une guerre désastreuse ; c’est lui qui l’a provoquée sans se préoccuper des moyens de défense, quand les villes frontières, mal fortifiées, étaient dégarnies de troupes. Richelieu sent le sol se dérober sous ses pas et, résolu à tenter un effort suprême, il organise en quelques semaines une arméede cinquante mille hommes, l^ar bonheur les ennemis n’avaient pas continué leur mouvement sur Amiens et sur Paris. Les hésitations de Jean de Werth avaient donné aux lieutenants de Louis XllI le temps de se concerter et d’organiser la résistance. Le Roi se met à la tête des troupes, Richelieu l’accompagne. L’armée repasse l’Oise le 13 septembre, s’empare de Roye et entreprend le siège de Corbie. Le Roi s’installe au château de Demuin et

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