‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 13 sur 294 · I‘1\0GHÈS DE LA UELIGION RÉFORMÉE · texte numérisé non relu

I‘1\0GHÈS DE LA UELIGION RÉFORMÉE

Le lait est que dans les régions sociales élevées, dans la haute bourgeoisie, [)rincipalerrient parmi les gerls de robe longue, une opinion tend à se dévelop[)er; o{)inion intermédiaire, opportuniste, dirait-on aujoiii’d’hui, qiu condamne les violences des héréti(pjes, mais qui sollicite l’indulgence des pouvoirs publics i)Our les manilc'slations sages et modérées de la liberté religieuse. A l?aris, les chefs de cette école ont été rJlos}>ital et Pasquier. Ils se nomment ici Firrnin le Cat, Adrien Vilain, François de Liencourt, Uaoul Forestier, Pierre du Gard.

A ces hommes, qui appartiennent aux meilleures familles, le Roi voudrait interdire les fonctions municipales; mais, outre que leur situation les recommande aux électeurs, il est difficile de les convaincre du crime d’hérésie parce que, chez eux, l’hostilité professée à l’égard de la vieille orthodoxie n’exclut pas certaines pratiques pieuses extérieures, qui leur donnent accès dans l’un et dans l’autre camp. En apparence, « ils sont de catholique et bonne conversation » b

Le renouvellement de la loi, du mois d’octobre loo8, donne la mesure du progrès accompli par « ceux de la religion nouvelle ». François de Biencourt est élu mayeur, Raoul Forestier, Firrnin le Cat, Adrien Vilain, parviennent à l’échevinage et ne tardent point à y exercer une influence prépondérante. Devant cette minorité audacieuse et tenace dans ses revendications, la majorité s’incline.

Les calvinistes, appelés vulgairement et par mépris huguenots', se réunissaient souvent dans la maison du gardien de la porte de Noyon, nommé Antoine Dodo, naguère emprisonné pour ses opinions hérétiques et qui venait de bénéficier de l’amnistie accordée par le Roi.

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