‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 14 sur 294 · Arch. mun. Délib. BB 31, p. 147. 28 octobre · texte numérisé non relu

Arch. mun. Délib. BB 31, p. 147. 28 octobre

2. L’origine de ce nom est incertaine. On a cherché à l’expliquer par l’allemand eidgenossen (confédérés par serment).

Ces conciliabules chez un agent salarié de la ville, dans un local communal, donnaient lieu à de vives récriminations de la part des catholiques, qui demandaient sa révocation h

On l’obtintàgrand’peine, alors que l’échevinage interdisait, comme manifestations dangereuses, d’inoffensives processions d’enfants de huit à quatorze ans, qui parcouraient les rues au chant des cantiques, portant des croix et « autres sacrements de plomb »

L’hérésie combat sans relâche et fait un instant douter de la victoire, malgré l’édit de Romorantin (mai 1560), qui défend aux huguenots de s’assembler, malgré l’ardeur qu’apporte, dans la lutte pour le triomphe de la vraie Foi, la phalange monastique ^ soutenue par Antoine Louvel, Antoine d’Ardres, François de Canteleu, Jean Dippre et autres catholiques fervents.

Chaque jour voit éclore des libelles qui se lisent avec

1 . Arch. mun. Délib. BB 33, p. 1 60 v". « Dimenche dernier, jour Nostre- Dame, on trouva en la maison dudit Dodo, pendant les messes paroissiales, plusieurs personnes, dont les aucunes sont suspectées du crime

d’hérésie, buvans et mangeans à table » Plusieurs personnes se

esbahissent que Messieurs tiennent si longtemps Antoine Dodo, serviteur à la porte de Noyon, parce qu’il a esté détenu pour crime d’hérésie »

2. Ibidem, Délib. BB 34, p. 132. « Depuis trois ou quatre jours aucuns

petitz garsons de Page de viii, x, xii et xiiii ans, se sont eslevez et en grandes trouppes, comme de cent ou deux cent, vont chaque jour au soir faire procession par les rues, les aucuns portans croix, mitres, sacremens de plomb et autres choses, mesmement se sont arrestez à plusieurs huys et y chanté aucuns salutz »

3. Nous avons signalé en leur temps (T. I, pp. 232, 468) les fondations des Jacobins, des Cordeliers, des Augustins et des Minimes. A ces religieux s’adjoignaient des prédicateurs étrangers, des Carmes, par exemple, qui ne s’installèrent à Amiens que sous le règne de Henri IV.

Les moines des abbayes de Saint-Acheul, de Saint-Jean, de Saint- Martin-aiix-Jumeaux et les Célestins ne se sont pas mêlés ostensiblement à la lutte. Leurs statuts en faisaient plutôt des hommes de prière et d’étude.

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