‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 177 sur 294 · Affiches de Pieardie. 1787, n° 45; I77G, n° 24 et passim · texte numérisé non relu

Affiches de Pieardie. 1787, n° 45; I77G, n° 24 et passim

2. Abonnement ; sept livres dix sols par an, franc de port dans tout le royaume.

3. The Gentieman's Guide in his four through France. 4® edit. London, 1770, pp. 25 à 27.

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

A mesure que se développent les arts de la paix, la population augmente, et la zone des terrains habitables ne peut s’accroître en proportion ! On songe à déclasser la place d’Amiens. Mal construites, plus mal entretenues \ menaçant ruine en beaucoup d’endroits, faute de fondations suffisantes, dépourvues de la solidité nécessaire pour résister aux projectiles de l’artillerie moderne, les murailles n’ont plus d’utilité.

Amiens, place de guerre, avait été condamné du jour où Vauban ne jugea point utile d’y apporter les perfectionnements de son art, et d’Argenson venait de ratifier le jugement de Vauban en permettant de raser les demi-lunes qui protégeaient les trois portes de Noyon, de Paris et de Beauvais C’était l’intérêt de la ville, énergiquement secondée par les intendants, de poursuivre, sans relâche, l’autorisation de combler les fossés et de démolir le rempart, tout au moins dans la partie qui s’étend du pont Baraban au pont Saint- Michel, en passant par le bastion de Longueville. La citadelle et ses abords suffiraient à arrêter, pendant quelques jours, la marche d’une armée ennemie venant du nord. Une clôture « palissadée, avec arcades fermées de grilles » à chacune des portes, sauvegarderait suffisamment les droits du fisc menacés par la contrebande Il fut alors question d’édifier un arc de triomphe monumental, sur l’emplacement de la porte de Noyon L

Le projet, qui devait restituer à la ville environ quarante-

1. Arch. de la Somme G 772'^. Le produit de l’octroi de 106 sols par muid de vin entrant à Amiens et spe'cialement affermé à l’entretien de la forteresse, est affecté 36,000 livres. C’est insuffisant.

2. Ibidem G 772^2,3, Mémoire concernant les remparts et fossés d’Amiens du côté du midi, en deçà de la Somme. 1762.

3. Ibidem G 773. Lettres des officiers municipaux à l’intendant, des mois de juillet 1765 et février 1766.

4. Ibidem G 773®>L Voir le plan, style Louis XVI, du portique projeté.

PÉRIODE DE PROGRÈS

sept journaux (vingi hectares) de terrain et lui permettre, en s’agrandissant, de donner libre cours à la fièvre d’expansion qui la dévore, rencontre nécessairement de vives résistances chez les olhciers de l’état-major de la guerre. Plusieurs fois rejeté et jamais abandonné, ce projet, définitivement approuvé au mois d’avril 1788, allait aboutir, lorsque survinrent les événements de la iiévolution ipii entravèrent, pour longtemps, l’exécution du plan des boulevards que Rousseau proposait de substituer aux remparts’.

Mouvement littéraire et scientifique.

Considérable par le renom et la prospérité de ses manufactures, la ville d’Amiens ne l’est pas moins par la protection accordée aux lettres, aux sciences et aux arts. L’instruction primaire n’y est pas négligée. Les filles la reçoivent chez les Sœurs-Grises, les dames de la Providence, les dames Ursulines; les garçons, chez des maîtres écrivains autorisés par l’échevinage « à tenir école pour enseigner la jeunesse à lire, à écrire et à compterai). Il suffit à ces éducateurs du peuple de produire « un certificat de bonne vie et mœurs et de la religion catholique, » et de justifier d’une instruction suffisante devant « la communauté des écrivains 'h » Le procureur du Roi donne un avis favorable et l’école s’ouvre. Il en existait dans les différents quartiers de la ville à l’époque de la fondation de l’institut des' frères de la Doc-

1 . Arch. de la Somme G 774"^®. Le projet devait occasionner une dépensé de 249,043 livres, en partie compensée par la vente des arbres croissant sur la zone fortifiée, par la vente des matériaux et par rarrentement des terrains. — Arch. mun. Délib. BB 98, p. 138 v°. 13 pluviôse an VI.

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