‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 204 sur 294 · Arch. miin. Délib. BB 98, pp. 121 et suiv · texte numérisé non relu

Arch. miin. Délib. BB 98, pp. 121 et suiv

2. Lettres inédites de il/. Deu, actuellement en la possession de M. Beljame, professeur à la Sorbonne. 16 juillet 1789. « On pille les grains, on

a brise une des portes de Tintendance On a accorde au peuple ce qu'il

demandait il n’a pas été content et il a enfoncé cette nuit les portes de

la maison du major de la place .... Il est armé de bûches et de parements de fagots » Deu de Perthes était directeur des gabelles et des traites.

3. Areli. mun. Délib. BB 98, 124 v". 16 juillet 1789. u On feradéblayer

le haut de la halle })Our y loger trois compagnies du régiment de Conti, le surplus du régiment doit être rassemblé dans les couvents d'hommes et dans la maison de I\I. Jourdain de l’hloge »

4. Ibidem. Délib. BB 98, p. 123. 17 juillet 1789. « Les citoyens qui s’étaient enrôlés hier soir avaient fait dès le même soir le service et la patrouille et le calme et la tranquillité avaient régné toute la nuit. »

milice citoyenne, avec vingt compagnies de cent douze hommes de dix-huit à soixante ans. Toutefois, « la commune formée de nouveau en corps de milice, » n’entend plus abdiquer, au profit du pouvoir royal ou du pouvoir municipal, le droit de nommer ses officiers ; elle les veut librement élus h Deux compagnies auxiliaires de la milice citoyenne-, recrutées parmi les jeunes gens de seize à dix-huit ans, et un escadron de volontaires à cheval ^ complètent l’organisation spontanée des forces militaires opposées à l’émeute <L pour la garantie des propriétés. »

Des gentilshommes, anciens officiers ayant fourni une brillante carrière militaire, offrent leurs services, quelquesuns sont élus capitaines ou lieutenants; mais les miliciens leur préfèrent « des artisans ou de très petits bourgeois qui ont été soldats. » Les gens raisonnables le déplorent : « C’est l’abus du principe de l’égalité et de la suppression de distinction dans les ordres » M. Deu s’indigne à l’idée (( d’essuyer les caprices de son perruquier souvent ivre qui

1. Règlement pour la formation de la milice citoyenne de la ville d'Amiens. De l’imprimerie Caron-Berquier.

Art. 8, 9, 10, 12. « Tous les deux ans, le premier lundi d’aoùt, tous les individus de chaque quartier nommeront un capitaine en chef, un capitaine en second, deux lieutenants, deux sous-lieutenants. Chaque section nommera son caporal et chaque division son sergent. L’état-major sera nommé par les officiers des vingt compagnies. »

Uniforme de la milice citoyenne : veste, gilet, culotte de drap bleu, guêtres blanches en cérémonie, épaulettes en drap avec passepoil comme dans la troupe, ganse du chapeau en or, pompon blanc avec fleur de lys en drap cramoisi, sabre de grenadier.

2. Règlement provisoire des compagnies auxiliaires de la milice citoyenne d’Amiens. De l’impr. de la veuve de Caron, 1789. BB 98, p. 82 v°.

Uniforme des compagnies auxiliaires : veste écarlate avec collet et parement de velours noir à l’irlandaise, boutons blancs avec chiffre, épaulette et contre-épaulette fond argent, barré de 4 cordonnets noirs en travers.

3. Règlement de messieurs les volontaires a cheval de la milice citoyenne d’Amiens. BB 98, p. 32 v°.

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