Arch. mun. Délib. BB 99, pp
LF: CONSEIL PERMANENT.
jcamais dissous ^ et par la création d’un comité de sûreté, composé d’hommes énergiques et connus par leur fermeté
Le comité militaire, réuni au couvent des Minimes, en appelle à la population et se déclare résolu à obtenir par la force la radiation de l’arrêté du 1 1 décembre. Aux délégués venus à l’hôtel de ville, porteurs d’un ultimatum insolent, il est donné lecture du décret de l’Assemblée nationale qui avait a|)prouvé le règlement de la milice citoyenne -L Grave conflit! On crie aux armes! Usant alors du droit qu’un récent décret confère aux municipalités, en cas d’attroupements pouvant compromettre la sécurité publique, le conseil permanent fait arborer le drapeau rouge de la loi martiale aux fenêtres de l’hôtel de ville
Le drapeau rouge, dont le peuple de Paris s’emparera trois ans plus tard (juillet 1792) pour en faire l’emblème de sa révolte contre le pouvoir, est actuellement le drapeau de l’ordre. Aussi longtemps qu’il flotte, il signifie qu’après trois sommations régulières, la troupe peut user de ses armes contre les rebelles.
Le lieutenant du maire, Poujol, organise sur le champ la résistance. Par ses ordres, les compagnies de la milice citoyenne demeurées fidèles parcourent la ville, précédées du drapeau rouge, et sans avoir besoin de faire usage de la
Arch.mun.Délib, BB 100, p. 27. u Défense sous peine d’étre poursuivis comme perturbateurs du repos public, à tous particuliers se qualifiant comité militaire, de s’assembler sous quelque prétexte que ce soit, en quelque lieu que ce soit »