Ibidem. 1791, Serment et installation des curés
LA CONSTITUTION CIVILK DU CLFJICK.
son institution primitive, à la loi de rKvangile, à la discipline établie par les apôtres^ »; mais il est évident pour tous ipie le mouvement révolutionnaire ne s’arrêtera pas sur cette pente. De conséipicncc en consérpience, on s’en prendra à la liberté de croire, ajirès s’être attarpié à la forme extérieure de la religion. Ceux-là même ipii étaient demeurés à leur poste sans prendre parti })Our ou contre les innovations, jugent rpie la situation n’est plus tenable et se retirent. Jourdain de Thieulloy quitte la présidence de l'assemblée du département. Le Quieu de Moyenneville donne sa démission. Morgan de Frucourt^ ne consent à le remplacer à la tête de la garde nationale ([uc pour conserver intacte la dernière force qui survive à toutes les autres, la discipline dans l’armée. Intrépide soldat des guerres d’Amérique, attaché à la monarchie par principe, maréchal de camp environné du prestige qui s’attache à un nom estimé, Morgan de Frucourt contribua pour une très large part à préserver Amiens des scènes sanglantes qui ont déshonoré tant de villes abandonnées aux désordres de la rue.
1. Les administrateurs du département de la Somme, aux Français de ce département. A Amiens. De riniprimerie de J. -B. Caron Taine'. In-8” de 14 pages.
2. Jean-Baptiste Maur Morgan, seigneur de Frucourt, né à Amiens le 15 janvier 1754, fils de Jean-Baptiste Morgan et de Marie Françoise Boheguery, chevalier de Saint-Louis, décédé au château de Frucourt le 14 août 1830.