De Court. Mns. préc., T. I, p
sire François Bigant, écuyer, seigneur de Carrois, élu de la ville, l’évêque Geoflroy de la Martlionie, le sire de Belleforière et Vincent le lioy, élus des trois ordres du bailliage, furent députés à JMois. Tous étaient amis des Guise et de d’Aurnale.
L’ouverture des États eut lieu le 10 octobre. Ceux qui ont visité la grande salle du château récemment restaurée, ont pu se faire une idée de la richesse et fie la pompe déployées jadis par ordre du monarque. Nommée à la suite d’un grand mouvement national accompli dans le sens des intérêts catholiques, l’assemblée ne pouvait oublier son mandat; elle pesa, de tout son pouvoir, sur les résolutions du Roi, afin de le contraindre à entrer dans une voie franchement catholique. Le duc de Guise en était l’âme. La Ligue imposa ses lois et Henri 111, abreuvé d’humiliation, résolut d’en finir avec un sujet rebelle, dont le crédit et la puissance minaient son autorité. Des meurtriers l’attendirent dans l’antichambre royale; il y fut assassiné et tomba en s’écriant: Mon Dieu! ayez pitié de moi! (23 décembre).
Quatre jours après, les échevins se trouvaient réunis, le matin, dans la chambre du conseil. Soudain la porte s’ouvre : paraît Nivelle, bourgeois de Paris, envoyé des Seize, pour annoncer le lugubre drame qui vient d’ensanglanter le château de Blois. Les détails manquent. On sait seulement que le duc de Guise a été frappé de trois coups de poignard, au moment où il pénétrait chez le Roi et que, après fodieux attentat qui du chef de l’ Union a fait un glorieux martyr, les hommes les plus influents du parti catholique ont été arrêtés, le cardinal de Bourbon, le cardinal de Guise, l’évêque d’Amiens, le duc d’Elbeuf, Vincent le Roy et beaucoup d’autres L
Tandis que les magistrats municipaux atterrés s’entre-