‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 53 sur 294 · Discours véritable, pp · texte numérisé non relu

Discours véritable, pp

2. Les historiens locaux ont dit à tort que la captivité s’écoula au logis des Trois Cailloux. La duchesse de Longueville et sa belle-mère, la duchesse douairière, ses belles-sœurs et le comte de Saint-Pol, furent successivement internés, ensemble ou séparément, dans les maisons, louées par la ville, du seigneur d’Austruy, de François Pingré, de la veuve de M® Jehan le Marchant, du chanoine Leroy. La plus grande partie de la détention se passa dans celle de Pingré. B B 49, pp. 59, 102 v®. — BB 50, pp. 80 v°, 142.

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

de respirer à l’échauguette (le belvédère) de la maison ; de la plate-forme « se pourroit donner quelques signaux », et l’échevinage ne tolère pas ces distractions innocentes.

Le prévôt visitant un jour leur demeure découvre quatre épées et deux poignards. Une des jeunes princesses saisit une épée, la brandit au dessus de la tête de l’agent municipal : « Frapperai-je? » fit-elle, en regardant sa mère, et celle-ci : « Frappez, je vous donne congé ! » Le prévôt se retire, mais cet incident dramatique servit de prétexte à de nouvelles rigueurs L

Les saisies et les confiscations ne sulfisant pas à alimenter le trésor de guerre, la Chambre des États se montre disposée à entamer, pour l’élargissement des captives au prix d’une grosse rançon, des négociations qui n’aboutissent point Le besoin d’argent devient chaque jour plus impérieux. Après avoir taxé les suspects selon leur fortune le procureur fiscal adresse un suprême appel à deux cents notables réunis, le 24 mai, dans la grande salle de l’hôtel de ville :

1. Arch. mun. Délib. BB 49, pp. 54 v° eipassim. — BB 50, pp. 19, 56 v°, 70. — BB 51, pp. 26, 60, 88 v° eipassim.

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