Arch. mun. Délib. BB 53, p. 162, 28 juillet
2. Ibidem. Délib. BB 53, p. 163 v°, 3 août 1594. « Le duc d’Aumale sera supplié de dire quelz moyens il a de maintenir ceste ville au party, de quelles forces il faict estât et de qui elles seront paiées, aussi si la gendarmerie ordonnée en ceste ville est complette. » — Ibidem. Délib. BB 53, p. 162 v°. Un chaussetier rapporte qu’il a entendu d’un italien logé à l’Ecu de France « qu’il y a apparence que l’on veult remuer ceste nuit. » Les six compagnies privilégiées seront placées devant l’hôtel de ville.
3. Le récit des événements des deux dernières journées de la Ligue est emprunté aux relations de Patte, de Court et Pagès, et au registre BB 43, pp. 161 et suivantes.
menaçante que l>erny s’efforce inutilement de calmer, en promettant d’entamer sans retard, avec Henri JV, des négociations en vue d’obtenir une trêve prolongée. Les acclamations du peuple deviennent plus bruyantes : vive le Roi ! pas de trêve ! la paix ! Et la foule grossit toujours
La nuit fut pleine d’agitations, de paniques, de conciliabules. Nombre de bourgeois honnêtes sortent de leur logis pour manifester. On les voit se rencontrer en silence, s’effrayer de leur propre audace, quand ils distinguent sur la poitrine de leur voisin l’écharpe blanche qu’ils portent eux-mêmes, cacher ces couleurs encore proscrites et se réjouir finalement parce que l’heure de la délivrance a sonné.
Le duc d’Aumale, posté sur le parvis de Notre-Dame, cherche à rallier ses amis pour se porter à l’hôtel de ville et délivrer les échevins prisonniers. A peine a-t-il deux cents fidèles, parmi lesquels les sires de Montcavrel \ de Moyencourt-, de Béhencourt^ de la Chaussée L Montcavrel s’offre de marcher le premier au secours de Berny avec cinquante cavaliers ; arrivé à la barricade de la place Saint-Martin, il passe à l’émeute au cri de vive le Roi. Ce que voyant, quelques soldats de d’Aumale se précipitent tête baissée pour enlever la position ; ils sont repoussés avec perte par les Correur, les Louvencourt, les Voiture, les Poullain, les Wattebled, les Scourion, les Barastre, les Pingré et autres royalistes groupés pour défendre ce point stratégique central, le plus important de la cité. Il y eut