‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 75 sur 294 · Jehan Patte. Journal. Édit, préc., p · texte numérisé non relu

Jehan Patte. Journal. Édit, préc., p

4. Arch. mun. Délib. BB 55, pp. 83, 24 décembre 1590; 100, 13 février

HISTOIRE DE LA VILLE d’aMIENS.

D’Amiens, Henri IV lance le manifeste fameux, suprême et touchant appel d’un cœur vraiment royal à des sujets égarés : « Dans sa naturelle bonté, non seulement il a résolu d’oublier toutes les choses passées, mais de rechercher ceux qui l’ont grièvement offensé, au point de lui faire la guerre sous l’autorité de l’Espagnol, pour les recevoir en ses bonnes grâces, les chérir et embrasser comme ses bons et loyaux sujets et leur laisser la libre jouissance de leurs biens, pourvu que, reconnaissant leur faute, ils se viennent retirer en son service dans le huitième jour de novembre prochain et faire les soumissions qu’ils doivent à Sa Majesté h » (27 octobre).

Le manifeste visait tout particulièrement le duc d’Aumale qui feignit de ne pas entendre. Profitant de l’amnistie, Berny, Gastelet et Gauguier revinrent et prêtèrent serment de fidélité à la condition toutefois de s’abstenir de paraître dans les cérémonies officielles

Les années 1596 et 1597, avec leur lugubre cortège de peste, de famine, de désastres militaires et de honte, comptent parmi les plus terribles qifil nous soit donné d’enregistrer. Jamais concours de circonstances ne s’est produit plus navrant, jamais aux fléaux que « l’ire de Dieu » peut déchaîner, ne s’est ajoutée plus effroyable misère.

Les guerres civiles ont considérablement accru les souffrances des villes et des campagnes, atteintes déjà dans leur commerce et leur industrie La rigueur des temps

1. Arch. mun. Reg. mx Chartes AA 17, p. 159 v°. 27 octobre 1595. Le Roi quitta Amiens le 3 novembre.

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