Palma Cayet. Loc. cit. « Præter paucos sibi addictos
2. Il existe dans les minutes de M® Fournier, notaire à Amiens, un
titre de constitution de 66 écus deux tiers de rente, consentie par devant M® Claude Bazin, le 21 mars 1597 et commençant par ces mots : « Fut présent en sa personne Sire Pierre de Farnechon, antien maieur de ceste ville d’Amyens et y demeurant paroisse Saint-Remy, lequel a recongneu que pour son prouffict et moïennant la somme de huit cens escus qui paiez et délivrez luy ont esté par vénérable et discret personne M® Jehan du Pont, prebtre, chanoine de l’église Notre-Dame d’Amyens et curé de lad. paroisse Saint-Remy, sçavoir quatre cens escus pour païer sa ranchon à Albert Ravyn, Anthoine Ruiz et Christophe Martin, soldatz de la compaignie du capitaine Rogier Tacon {sic), entre les mains desquelz ledict comparant seroit tombé prisonnier, six vingts escus pour rachepter partie de ses mœubles du sieur Jouan du... . capitaine espaignol et ses soldatz — deux cens escus que ledict du Pont avoit presté audict comparant lorsquil avoit achepté son estât de procureur du roy {Extrait
du registre notarial de Claude Baun, commenchant le mardij de janvier i593 à ce tems ledict Bazin, commis au greffe de la ville d’Amyens. — F" 27 v°.
3. De Corbie, le comte de Saint-Pol se rend le même jour à Abbeville. Arch. niun. de la ville d’Abbeville. Délib. année 1596-97, f° 110 v®. Cf. ci-
après, p. 191, note 3. Délib. du il mars: u Et ledit jour audit esche-
vinage est survenu Antoine Martin, portier de la porte Saint-Gilles, fort
les Suisses de Gallaty cantonnés h Boves, alors qu’un peu de réflexion devait le retenir à son poste. Ou bien les Espagnols étaient peu nombreux et la bataille des rues en aurait eu facilement raison dans les hauts quartiers, ou bien ils se présentaient en force et il était impossible d’admettre que, maîtres de la ville, ils n’en garderaient pas soigneusement les issues pour l’empêcher d’y rentrer. C’est ce qui arriva. Quand les troupes de Boves et de Corbie essayèrent d’enfoncer la porte de Noyon, la cavalerie de Monténégro les obligea à rebrousser chemin, sans que l’héroïsme d’un gentilhomme, qui s’introduisit dans la place au péril de ses jours, eût été couronné de succès h
Portocarrero désarme la population et livre la ville au pillage pendant trois jours. Gomment évaluer ce qu’une soldatesque effrénée enlève de numéraire, d’argenterie, de bijoux, de meubles précieux, « que l’économie de nos pères, leur commerce, leur industrie, avait amassés depuis des siècles ! L’Espagnol se gorge d’un million d’or de notre chevance ! - » Beaucoup de maisons subissent le sort infligé à celle de l’ancien mayeur, François Castelet, située au coin de la rue des Watelets : c( Là furent rompus les huis, portes et serrures des cabinets, armoires, coffres et buffets, puis entièrement pillés et ravagés tous les meubles, papiers, or, argent, vaisselles ; les papiers étaient jetés au vent sur le
esmeu, lequel a faict entendre que présentement est venu à ladicte porte
le s*' d’Allenay, estant à cheval qui a dict quil a aprins en chemin que
la ville d’Amiens, où il s’acheminoit avoit esté surprinse par l’ennemy
et sur ce on a rapporté que monseigneur le comte de Saint-Pol venoit darriver en ceste ville, pourquoy ladicte compagnie sest départye pour l’aller saluer. — Lettres missives. T. IV, P 700. Lettre du 18 mars : « Je nay point de nouvelles de mon cousin le comte de Saint-Pol, deppuis quil est à Abbeville.
1. Pagès. Mns. Édit, préc., T. IV, p. 143. De Court ne croit pas à la tentative de Saint-Seurin, que Pagès reproduit d’après Daubigné et le père Daniel.