‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 109 sur 246 · J. Froissart. Édit. préc.. T. VI, p · texte numérisé non relu

J. Froissart. Édit. préc.. T. VI, p

2. Arch. nat. JJ. lxxxvi, nos 602 et 604. xc, nos 63, 56, 93, 99. xci, n° 121. Lettres de rémission : Eustache de Dargies, 20 février 1358 (59).

— Vincent de Beaurepaire, 2 mars 1358 (59). — Pierre de Rue, mars 1358.

— Jehan Buquelet, 29 avril 1358. — Jehan de Saint-Fuscien, 24 septembre 1358. — Pierre Roussel, 1er novembre 1358, etc., etc.

3. Arch. mun. Comptes 1388-89, p. 33. — « pour faire paiement à

feu messire Rigaut de Fontaines, mareschal de Normendie et de ses gens d’armes deservis lors à le garde de le ville pour le seureté d’icelle

4. Ibidem. AA 5, p. 93 v°. Lettres de non préjudice délivrées aux habitants d’Amiens par Guy de Châtillon, comte de Saint Pol, lieutenant du roi et du régent, ès parties de Picardie, pour les élections municipales faites à la suite de la destitution de Firmin de Cocquerel et des échevins, pour crime de lèse-majesté. 30 novembre 1358.

LES DÉBUTS DE LA GUERRE DE CENT ANS. 283

gurer son administration, en achevant l’œuvre de destruction et de faire « bouter le feu aux maisons, aux églises et manoirs des religieux » restés debout « esquelles les ennemis se eussent pu logier. » Les ruines sont incalculables ! Pas une construction ne subsiste par delà l'ancienne enceinte L

Les propriétaires qui avaient eu le bonheur d’échapper à l’incendie s’insurgent contre l’arrêté municipal et réclament des indemnités. On leur répond, au nom de l’intérêt de la défense de la ville, qu’ils n’ont qu’à se soumettre 1 2. Les conséquences de ce désastre inouï pèseront lourdement, pendant plus d’un siècle. Soixante ans après beaucoup de maisons n’avaient point encore été rebâties.

Le traité de Pontoise (août 1359) avait réconcilié le Dauphin et Charles le Mauvais. La clémence royale s’exerce également à l’égard des proscrits, même à l’égard des familles des suppliciés qui rentrent en possession de leurs biens et de leur « bonne renommée » , etauxquelles on accorde la suprême consolation d’inhumer en terre sainte, la dépouille mortelle des criminels de lèse-majesté.

1 . Arch. hospit. A 5. Cueilloir précité de 1416, dans lequel en beaucoup d’endroits et dans presque toutes les rues, se rencontre cette mention : « maison qui est maintenant à masure car elle fut arse et essilie du fait des navarois. » Rues de Ricquebourg (du Loup), de l’Houmel (Écoles Chrétiennes), d’Escannet (des Cannettes),de Gloriette, au faubourg Saint- Michel; des Quevaux (des Jacobins), de Berneville ou des Rabuissons (de la République), des Frères mineurs (des Cordeliers), de Saint-Laurent (de Beauvais), de la « cambe Saint-Laurent » (petite rue de Beauvais), au faubourg Saint-Remi ; des Barres (de Saint-Jacques), Englesque (des Francs-Mûriers), Flamengue (rue Flament), de Saint-Jacques (Voclin', de Cuignes-Rusques (Martin-Bleu-Dieu), du Vidame (des Corroyers), Traversière (des Faux-Timons?), de la Hotoie,Planterose (du Cheval Blanc), de la fontaine de la Fresnoye (rue Fontaine), Regnaut de Rivières, au faubourg Saint-Jacques.

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