‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 130 sur 246 · Ibidem. Délib. BB 2, p · texte numérisé non relu

Ibidem. Délib. BB 2, p

s’afferme au profit de la ville. On le paie cinquante livres (2,500 francs), somme égale sinon supérieure au prix de la location des halles L

Les exercices qui réclament la force ou l’adresse sont très en honneur : la paume, le tamis, la cholle, passionnent les jeunes gens et parfois dégénèrent en de véritables batailles. Pour s’être trop acharnés dans la lutte des compagnons divisés en deux camps (les sarrasins et les pontonniers), qui « se boutaient les uns les autres », furent condamnés à l’amende 1 2.

Posant en principe que la religion est la base fondamentale des institutions qui assurent l’existence des sociétés, l’échevinage inscrit en tête de son code de police les ordonnances qui concernent l'honneur de Dieu et de son Église ; ordonnances obligeant à respecter l’exercice du culte catholique, punissant sévèrement le blasphémateur 3, imposant la rigoureuse observation du repos dominical. Toutes les transactions sont arrêtées le dimanche ; les boutiques sont fermées ; l’entrée des tavernes et des lieux publics est absolument interdite pendant la célébration des offices. « 11 est enjoint à tous les habitants de garder et solemniser les jours de dimanche et les fêtes commandées » 4.

L’amende ou la prison punissent les charivaris et les tapages nocturnes, les rixes avec ou sans effusion de sang, les paroles injurieuses. La répression varie suivant les circonstances atténuantes ou aggravantes qu’offrent l’âge

Page 1