‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 131 sur 246 · Ibidem. Délib. BB 8, p. 156 v · texte numérisé non relu

Ibidem. Délib. BB 8, p. 156 v

3. Le Livre noir , « recueil des ordonnances qui concernent principallement l’honneur de Dieu, la garde et seureté de la ville et police d’icelle, » imprimé en 1546, sous l’administration du mayeur Philippe du Béguin, renferme la plupart de celles édictées au xve siècle et qui figurent à leur date dans le registre AA 12 des Archives.

4. Arch. mun. Délib. BB 6, pp. 8, 47. — 7, p. 133. — 8, p. 221. — 17, p. 78.

JUSTICE ET 1*0 MCE.

et la condition de l'offensé ou du coupable. La promenade à travers la ville avec un cierge à la main et l’obligation de l’amende honorable dans une ou plusieurs églises est le châtiment ordinaire des maris infidèles et des libertins. Les blasphémateurs sont exposés publiquement à l’angle de l’église de Saint-Martin-aux-Waides, attachés par le cou à un anneau de fer, et souvent on leur perce la langue avec un fer rouge.

Le xve siècle marque un notable progrès dans l’assainissement des rues de la ville. L’usage de les paver se généralise : l’administration municipale fournit le sable et les grès, le propriétaire riverain paie la façon.

Nombre de bourgeois nourrissent un ou plusieurs de ces animaux que nos ancêtres décorent du titre pompeux de « pourceaux de Monsieur saint Antoine » ; les boulangers en engraissent beaucoup et ni les uns ni les autres ne se gênent pour les laisser errer à travers la ville. Le mayeur Firmin Piédeleu réforme ces abus et interdit la divagation des pourceaux. Tout animal, rencontré une première fois sur la voie publique, perdra un pied ; il subira une double amputation la seconde fois ; la troisième fois, il sera livré au bourreau et mis à mort. Cette ordonnance, délibérée dans l’échevinage du 2 août 1413, précède de peu d’années celle qui relègue hors de la forteresse ces bêtes immondes dont l’agglomération dans certains quartiers, et notamment aux abords de l’église Saint-Jacques, constituait un danger véritable pour la santé publique. Elle fut plus tard appliquée aux poules, aux oies et aux canards L

Plusieurs règlements de police semblent datés d’aujourd’hui :

« 11 est enjoint aux habitants de tenir net le dedans et le dehors de leurs maisons et chacun jour, paravant huit heures

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