‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 132 sur 246 · Arch. mun. AA 12, pp. 14, 29, 33 v°. — BB 3, p · texte numérisé non relu

Arch. mun. AA 12, pp. 14, 29, 33 v°. — BB 3, p

du matin, faire balayer la devanture, faire jeter deux ou trois sellées d’eau et amasser les immondices par monceaux, afin que les barrotiers les puissent plus aisément charger en leurs bléneaux (tombereaux), à peine de vingt sols d’amende. »

Ordonné « de non trotter kevaus attelés à kar ou karettes par les rues » b

Beaucoup de maisons étant construites en bois et couvertes de chaume, le moindre incendie menace d’envahir tout un quartier. L’obligation d’employer la tuile et l’ardoise pour les toitures, date seulement de février 1495 2, mais en tout temps la visite des fours et des cheminées avait eu lieu à époques fixes. Après une de ces visites par deux maîtres maçons et deux maîtres charpentiers, cent quarante cheminées furent démolies d’urgence « à cause de l’inconvénient du feu de mesquief qui pourroit advenir » 3.

A la première lueur d’un incendie, le tocsin donne l’alarme. Chacun des habitants est obligé de placer immédiatement « au dehors de sa maison lanternes, clarté et lumière par quoy on puist veoir clèrement à aller parmi la ville » ; obligé aussi de « hâtivement tirer de l’eau et le mettre extérieurement en cuves, cuviers et autres vaisseaux. » Les échevins se transportent sur le lieu du sinistre en même temps que les « ouvriers du bâtiment » dont l’expérience professionnelle est utilisée pour circonscrire le foyer et « eschever (éviter) plus grant meschief. » Les délégués des corps de métiers organisent les secours et amènent des chariots sur lesquels on a eu la précaution de disposer à l’avance trois longues échelles, deux crochets et quatre ou cinq douzaines de seaux d’osier goudronné. Toutes les corporations doivent avoir de ces seaux en réserve

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