‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 136 sur 246 · Arch. mun. Délib. BB 7, p. 61. 1451. — AA 12, p · texte numérisé non relu

Arch. mun. Délib. BB 7, p. 61. 1451. — AA 12, p

2. Ibidem. AA 12, p. 36 v°. Ordonnance touchant les goudalles, p. 42. Ordonnance touchant cervoisiers. 1428.

3. Ibidem. Délib. BB 15, p. 92. 1487. Le coquet de cervoise noire ou briefmart se vendra 22 sols. Le coquet de cervoise blanche, 14 sols. Le coquet de petite bière ou goudalle, 12 sols.

4. La perception de l’aide de 4 deniers par pipe de vin [Comptes 1395- 96) vendu à l’estaple d’Amiens donne le chiffre énorme de 2682 pipes pour l’année, soit une moyenne de 223 pipes par mois. La pipe contient environ 600 litres.

5. Arch. mun . Comptes 1432-33 et 1433-34. Perception de la taxe de deux saluts d’or par chaque journal de terre plantée de vignes, pour a l’apatissement » du château de Breteuil.

JUSTICE ET POUCE

sons et contre la porte de Montrescu L Après avoir fixé l’époque des vendanges, prescrit les mesures de police auxquelles devaient se soumettre « les batteurs de verjus »1 2 et réglementé l’usage des pressoirs volants que chacun louait à son tour, l’échevinage établissait le prix de vente du vin de Somme »3. Ce prix, variant de dix à vingt deniers (Ofr. 07 à 1 fr. 34) le lot (1 litre 049 mill.), était généralement inférieur d’un cinquième au prix du vin de Beauvais et fixé à la moitié de la valeur du vin d’Orléans.

Lorsque la visite des celliers faisait découvrir des vins « non dignes de entrer en corps humain, tant ils étaient pourris, puants, boutés, de nulle valeur », les sergents défonçaient les tonneaux au milieu de la chaussée4.

Quel moyen prendre pour empêcher le mélange des vins? D’abord la défense absolue de transporter des liquides par la ville sans un laisser-passer des commis, ensuite l’interdiction d’emmagasiner dans le même cellier « les gros vins de Paris, de Beaune, d’Orléans, et les petits vins de Somme et de Beauvaisis. » Ceux venant « de lointaine marche par mer ou par terre », vins d’Alicante, de Rozette(?), d’Auxerre, seront détaillés par d’autres marchands ou par les apothi-

1 . Le vignoble de Saint-Ladre ou de la Madeleine avait quatre journaux. On trouve des vignes à Saint-Pierre, à Saint-Acheul, à la Fosse-Ferneuse, à la « Petite Follye hors la porte de Noyon », au chemin de Cottenchv, au fief d’Épagny, au chemin de Rumigny, au fief de Conty, à la fosse Alais, etc. Notes de M. Duchaussoy qui prépare une importante publication sur la culture de la vigne dans la région picarde.

2. Arch. mun. AA 12, p. 19. Ordonnance pour batteurs de verjus. — Délib. BB 8, pp. 132, 182. — 10, p. 84.

3. Ibidem AA 12, pp. 45 v°, 179. 1535. La capacité du lot de la bière (cervoise ou goudale) égale 1 litre 192 mill. La capacité du lot de vin, 1 litre 049 mill.

Le lot de vin de Somme sera vendu 10 deniers. Le lot de vin de Beauvaisis, Compiègne et environs, 12 deniers. Le lot de vin d’Orléans, le meilleur, 20 deniers. Le lot de vin de Paris, d’Auxerre, le meilleur, 18 deniers. Le lot de vin bastard et muscadé, 3 sols ou 30 deniers.

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