‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 162 sur 246 · Pierre de Fenin. Édit, préc., p · texte numérisé non relu

Pierre de Fenin. Édit, préc., p

sire de Humbercourt, pour quitter son poste et se retirer dans la ville d’Arras. Le duc de Bourgogne lui confie le gouvernement de cette place et donne en même temps le siège épiscopal de Thérouanne à son fils, dont la situation n’était plus tenable à Amiens.

Les historiens ont chargé Robert Le Josne de crimes imaginaires. On a été jusqu’à l’accuser d’avoir fait décapiter, pendre ou noyer dix-neuf cents personnes. C’est de l’exagération. Le témoignage de certains auteurs, joint à sa façon de pressurer les malheureux contribuables 1 en élevant sa propre fortune et la fortune des membres de sa famille, sur les ruines des autres, est suffisamment écrasant pour sa mémoire.

1, Pierre de Fenin, loc. cit, s’exprime ainsi à son propos : « Eut en France, pour le temps des guerres, grant changement de monnoies,

dont le peuple estoit mal content Et maismes fut fait par le conseil du

roy Henry, que toutes gens qui avaient vaesselles d’argent la bailleroient, chacun en sa porsion, par prix raisonnable, pour forgier monnoye. Et emprint on en pluseurs lieux à ceux qui en avoient, sans leur païer ce que la vaesselle povoit valloir. Par spécial maistre Robert le Joune, qui pour lors estoit baillif d’Amiens, en fist prendre a plusieurs bourgois de la ville d’Amiens, dont il estoit fort hay pour ce et autres choses qu’il faisait à la fiance du roy Henry. »

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