Tome 1-P
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£ lle d’Amiens a été co)si^ruite.
Place de l’Hôtel de Ville.
Rue des Trois-Caiiloux.
Niveau de la chaussée.
Remblais modernes.
Remblais avec traces d'incendie.
) Alluvion.
Alluvion avec coquillages.
Remblais avec traces d'incendie.
Remblais avec traces d'incendie, débris de constructions et tuiles dites romaines , etc.
Alluvion.
Partie de la fouille traversant des maçonneries en ruine. Petit appareil.
, Alluvion.
Argile. Terrain vierge.
Alluvion , terre grise argileuse mêlée de pierres. A.
Couche renfermant des briques , des charbons , traces de feu.
Alluvion comme en A.
Couche de craie , Alluvion.
Remblais divers sans traces de feu.
Craie caillouteuse.
Alluvion , cailloux et craie.
Alluvion comme en A.
Cailloux , sol primitif.
volonté* on pourrait y retrouver un fond de vérité basé sur la tradition lointaine d’immenses remblais effectués, à une époque indéterminée, pour faciliter l’extension de la ville, en comblant les parties creuses qui sillonnaient les pentes vers la Somme.
Un nouveau quartier dut se former, dès les premiers temps de l’occupation romaine, sur les bancs de craie et de gravier de la rive gauche de l’Avre, qui offraient aux familles fortunées des conditions de salubrité qu’elles ne rencontraient nulle part ailleurs dans les limites de la vallée marécageuse et humide de la ville primitive. .Des substructions importantes, et qui présentent tous les caractères de l’appareil gallo-romain, ont été découvertes lorsque Ton creusa, en 1878, les fondations de l’aile droite de l’hôtel de ville1. Elles s’étendaient sur une longueur de plus de cinquante mètres, du sud-ouest au nord-est, avec inclinaison de 25 degrés, et étaient établies sur le sol primitif, à une profondeur variant de dix à douze mètres.
On n’oserait affirmer cependant que ces substructions datent du temps qui nous occupe, car les savants objecteraient que l’appareil gallo-romain s’est perpétué jusqu’à une époque de civilisation très avancée. 11 se rencontre encore au xie siècle et nous pourrions nous trouver en présence des murailles du castellum des représentants de la puissance impériale, aussi bien que des murailles du castillon féodal.
Aucune fouille n’autorise, jusqu’ici, à penser que des constructions d’une certaine importance aient existé par delà la rue de Beauvais, à l’ouest, et la ligne des boulevards, à l’est. L’humidité du sol tenait la population également éloignée des marais de la vallée de la Selle et de la vallée de l’Avre. Les nombreux vestiges de cette époque, qui ont