M. C. Pinsard. Coll. préc. LIX, p. 7b
LA PÉRIODE GALLO-ROMAIN K
été recueillis jadis dans les travaux entrepris pour la construction de la gare du Nord, paraissaient provenir de remblais. À l’ouest principalement, la rencontre en sens contraire des courants de la Somme et de la Selle produisait un remous qui occasionnait, en certaines saisons, des inondations rendant ces parages malsains et absolument inhabitables.
En dehors de la ville, au sud, existaient des villas, résidences de personnages riches, installées avec le confortable de l’époque, si l’on en juge par les débris de mosaïques et par les fragments de peintures murales retrouvés en plusieurs endroits, notamment dans les terrains actuellement occupés par le couvent des Ursulines, par la caserne de la Gendarmerie, par l’hôtel de la Banque, par les bureaux du Comptoir d’escompte. Il y eut incontestablement là des demeures importantes ; de mêirPe, plus à l’est, dans la rue Gloriette b
Goze1 2 place une villa idéale, propriété du sénateur Faustinien et lieu de sépulture du martyr saint Firmin, à Abladana , nom d’une authenticité suspecte, parce qu’il ne figure ni dans Vincent de Vit, ni dans Hôlder3. C’est encore une de ces erreurs qui se transforment peu à peu en légende autorisée à force d’être répétées 4. Les Acta sancti Firmini se bornent à qualifier Abladana de cœmeterium.
Il n’y a rien d’impossible à ce que le cimetière dépendit d’une villa, mais aucun texte ne le disant positivement, il est téméraire de l’affirmer, alors que la légende renferme un mot dont le sens exclut toute autre idée que celle d’un
1. M. C. Pinsard. Collection pre'c., X, p. 221 ; XIH, p. 169; XXXVI, p. 105 ; XLV, p. 45.