M. Roux. Histoire de l’abbaye de Saint- Acheal, p
domaine funéraire et que ce cœmeterium se trouve précisément dans la zone affectée aux sépultures.
La loi prohibait formellement l’inhumation dans l'enceinte des villes. La zone des tombeaux s’étendait, au sud d’Amiens, depuis le mont aux Aigles qui domine les pentes de la vallée de l’Avre, jusqu’aux coteaux qui dominent la vallée de la Selle. Le mont Thomas, extrémité du quartier Saint-Louis, et les terrains situés entre Saint-Acheul et le Blamont1 sont les principaux centres de cette vaste nécropole, à laquelle les monnaies renfermées dans les tombeaux assignent une date à peu près certaine. Saint-Acheul, où l’on trouve des pièces de Maximilien-Hercule et de Constantin, doit être beaucoup postérieur au cimetière Saint-Louis qui offre aux numismates des Néron, des Galba et des Antonin.
Quelques sarcophages ont été trouvés au nord de la ville, notamment dans le périmètre de la citadelle2. Rien ne prouve même qu’il ne s’en rencontrerait pas un grand nombre de ce côté, si l’on y bâtissait autant, par conséquent si l’on fouillait le sol aussi fréquemment que dans la région méridionale.
Le plus ancien document légendaire3 se borne à mentionner le prétoire Emilien (prœtorium Æmilianum), où l’on rendait la justice, et la porte Clippiana située non loin du théâtre ou des arènes (ad spectacula theatri), sans qu’il soit
d. M. C. Pinsard. Coll. préc. XLVII, sépultures.