La Morlière, loc. cit., p
2. M. Macqueron. Iconographie du département de la Somme, p. 86. — Ancien château d’Amiens, détruit en 1117. Lith. de A. Le Prince, 1831, haut. 0 m 1 66, larg. 0 m 1 3 1 . — Ancien château d’Amiens, lith. haut, et larg. 0 m 1 55. — Ancien château d’Amiens. Dessin de Joron. Lith. de Lebel, haut. 0 m 264, larg. 0m198. — Le Castillon, Marie Duclos Cahon, sculpsit. Imp. A. Salmon, gravure à l’eau forte, haut. 0m 148, larg. 0 m 105.
il voulut surtout atteindre son fils Aleaume devenu le gendre de son redoutable adversaire.
Adam et les siens, réduits à l’impuissance et comme exilés dans leurs domaines deVignacourt et de Flixecourt1, conservèrent, avec la jouissance de certains droits utiles spécifiés plus tard dans une charte de Philippe d’Alsace2, la propriété du sol du Castillon. Les terrains en furent démembrés, lotis, vendus. La commune s’intalla dans une partie ; dans l’autre on traça des rues et une paroisse nouvelle y prit naissance, Saint-Firmin-en-Castillon 3.
L’usage attribuait alors à toute race chevaleresque le nom de son principal fief. Les descendants des châtelains prirent en conséquence le nom d’Amiens sans que jamais, dans aucune circonstance, ils aient eu la prétention de s’intituler comtes ou princes d’Amiens. Le comté ne leur appartenait pas et le titre de prince que leur donnent des généalogistes peu scrupuleux ou complaisants 4, était alors réservé aux membres des maisons souveraines.
Aleaume d’Amiens se dit il est vrai princeps civitatis quartus 5, dans l’unique intention de rappeler qu’il est le
1. Vignacourt et Flixecourt, canton de Picquigny, arrondissement d’Amiens.
2. Cartnlaire du Chapitre, T. T, p. 32. De banno vint et nocturna. — Augustin Thierry, Recueil de documents inédits, T. I, p. 74. Règlement des droits entre les quatre coseigneurs d’Amiens, 1161-1185. Le ban de vin, monopole de la vente du vin en détail pendant quinze jours chaque année. Le nocturne, droit de pêche, une nuit par an, dans les cours d’eau de la ville et de la banlieue. Le cange, droit de prendre annuellement une poignée de deniers, monnaie courante, à chaque comptoir de changeur. Le boule?is, 2 sols par an dû par tous les boulangers. La coutume du grand Pont, impôt levé sur les bâteaux passant au grand pont, évalué à 20 sols par an. Le forage , droit d’une obole sur chaque millier de harengs vendu; se partage avec le vidame.