Registre aux Chartes, AA5, p. 13, PI. II
4. J. Noulens. Maison d’Amiens. Histoire généalogique, p. 19.
5. Cartulaire de l’abbaye de Saint-Jean, p. 29. Ch. de 1151. Ego Alel-
mus Flessicurtis dominus et Ambiants civitatis princeps quartus Cf. Le
glossaire de Du Cange, au mot princeps synonyme de dominus.
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quatrième seigneur copropriétaire des droits féodaux partagés entre l’évêque, le comte, le vidame et lui.
Dreux (1)
(Dr o go turrensis).
Adam (1)
(A dclelmus).
Aleaume d’Amiens, époux de Mélissende, fille de
Thomas de Marie.
Hugues d Amiens, entré dans les ordres.
Mathilde d’Amiens, épouse de Guy de Leuga ?
Aleaume d’Amiens, seigneur de Flexicourt.
Mathilde.
Melissende.
Flandrine, épouse de Gérard de Picquignv.
Dreux d’Amiens, seigneur de Vignacourt, époux de
Marguerite de Saint-Pol.
Pierre d’Amiens, seigneur de Canaples.
Pierre d’Amiens, seigneur de Vignacourt, mort à la croisade, en 1204.
Renaud d’Amiens, seigneur de Vignacourt à lamortdè Pierre.
Thibaut d’Amiens, seigneur de Canaples, époux d’Alix.
Aleaume d’Amiens, seigneur de l’Etoile.
Bernard d’Amiens, seigneur de Regnauville et d’Estrée.
Jean d Amiens, Marguerite, Adeline.
seigneur épouse de Jean de Vignacourt. de Picquigny.
Dreux d’Amiens, Bernard d Amiens,
seigneur seigneur d’Estrées,
de Vignacourt, 1279.
Béatrice. | (6) | (7)
Pierre d’Amiens, Jeanne d’Amiens, seigneur épouse de Gilles deCanaples.1239. de Mailly.
I (îï) i (9)
Eustache d’Amiens, Gilles d’Amiens,
mort sans enfants. seigneur de Canaples et Outrebois.
, I (ïôT i W) i (io)
Agnès d’Amiens, Marie d’Amiens, Marguerite d’Amiens, épouse de Jehan épouse épouse de Enguerran
de Varennes. de Thibaut de Fiefi'es.
de Pont-Remy.
Marthe d Amiens, épouse :
1° de Beaudoin de Créqui ;
2° de Jean de Picquigny.
(1) Cartulaire du Chapitre , T. I, p. 71. — (2) Ibidem, T. I, p. 32. Cartulaire de Saint-Jean, p. 29.
— (3) Cart. du Chapitre, T. I, p. 24. Cart. de Saint-Jean, pp. 209, 210, 212. Du Cange, édit, préc., p. 293; charte de délimitation du comté. — (4) Cart. du Chapitre, T. 1, pp. 08 v°, 172, 178. Cart. de Saint-Jean , pp. 214, 216, 217. Cart. du Gard, T. II, pp. 132, 134. — (5) Cart. du Ponthieu, édit, de 1898, p. 179. —(6) Ibidem, p. 287. Cart. de l'Hôtet-Dieu, ch. de 1263. — (7) Arch. dcp., G. S2.
— (8) Cart. du Ponthieu, p. 285. — (9) Arch. dép., G. 82. Demay. Sceaux de Picardie , p. 13, n° 88.
— (10) Arch. dép., E. 111, n° 1. Contrat de mariage de Jean de Varennes, du 12 juillet 1287. — (11) La Morlière. Maisons illustres. Généalogie d'Amiens,
Les sires d’Amiens ont été de fort grands personnages, dont la puissance atteignit son apogée dans la première moitié du xme siècle. Par suite d’alliances successives, ils devinrent alors seigneurs de Flesselles, de Canaples, de l’Étoile, de Regnauville et autres lieux. Les revenus de ces terres, joints à ceux de Vignacourt, de Flixecourt, et aux droits féodaux perçus dans la ville d’Amiens, donnaient à la famille le moyen de faire d’abondantes largesses à toutes les églises et abbayes de la contrée ainsi qu’à F Hôtel-Dieu. Pierre d’Amiens, le plus célèbre de tous, que ses contemporains ont surnommé « le biax, le prieux, le vaillans », s’enrôla comme l’avait fait son père, sous la bannière de la Croix et s’illustra par « moult de proesches » à la conquête de Constantinople. Il mourut de la peste au cours de l’expédition organisée pour surprendre la ville de Salonique L
Louis VI enleva le comté d’Amiens à la maison de Boves pour le restituer à la maison de Vermandois, en la personne d’Adèle de Vermandois, nièce de Simon, épouse, en premières noces, de Hugues le Grand, fils puiné du roi Henri 1er, et, en secondes noces, de Renaud, comte de Clermont.
Il importait grandement à la couronne de pouvoir compter un allié dans le Vermandois, pays voisin des territoires hostiles de la Normandie et de la Champagne; trait d’union indispensable entre l’Ile de France et les Flandres. En restituant le comté d’Amiens à Adèle de Vermandois, Louis VI agit donc en profond politique.
Étrangers à la lutte contre la commune, n’ayant recouvré leurs droits que grâce à l’affranchissement municipal, Adèle et son mari Renaud, comte de Clermont, devaient accepter sans peine la reconnaissance des faits accomplis et l’accord pacifique destiné à régler les rapports de juridiction entre
1. Robert de Clari. Li estoires de chiaus qui conquirent Constantinoble. Édit. Riant. — G. Boudon. Robert de Clari en Aminois. Amiens,
LA RÉVOLUTION COMMUNALE
la communauté des bourgeois et la seigneurie des comtes.
La loi, délibérée, votée, jurée par les bourgeois et rejetée par Enguerran, soumise maintenant à la ratification des nouveaux titulaires, fut, après la victoire, l’objet d’un contrat formel passé entre eux et la commune avec l’approbation du roi. Ce traité, dont il est impossible de ne pas admettre l’existence, a été la première charte consacrant l’autonomie de la ville d’Amiens.
La transformation des bourgeois assujettis en bourgeois indépendants étant un fait anormal, exceptionnel, une dérogation au droit commun, il fallait qu’elle fût consacrée par un titre. Ce titre, véritable acte de naissance légalisé par le sceau de l’autorité féodale, ce pacte fondamental et constitutif, c’est la charte de commune.
On ne possède actuellement qu’un très petit nombre de chartes de communes originales. La charte d’Amiens a disparu, aussi bien que celles de Noyon, de Beauvais, de Saint-Quentin, de Soissons, d’Arras, pour ne parler que des principaux centres de la région. En l’absence de l’acte authentique, il est possible d’en restituer le fond à l’aide des lettres confirmatives données par Philippe-Auguste à l’époque de la réunion du comté à la couronne. Ces lettres reproduisent, sauf de légères modifications de forme et le règlement entre le pouvoir royal et la ville, le texte accepté en 1117 par le comte vaincu et humilié.
Datées de Compiègne, entre le 21 avril et le 1er août 1185, époque probable de la mort du chancelier Hugues, elles sont rédigées suivant l’usage en latin et portent les signatures du comte Thibaut, sénéchal; de Guy. bouteillier; de Mathieu, chambellan; de Raoul, connétable; de Hugues, chancelier. Philippe-Auguste les renouvela une première fois en 1 190, puis en 1209 et encore en 1220. Louis VI II les confirma (1225), toujours dans les mêmes termes. Les textes ne présentent que de légères variantes d’orthographe.
M. de Beauvillé 1 a publié les lettres de 1 1 85 d’après la copie insérée au cartulaire anciennement connu sous le nom de Livre noir de l’évêché d’Amiens, et M. Augustin Thierry2 celles de 1190. Nous donnons la reproduction (planche III) de la charte de 1209 3, déposée en expédition authentique dans les Archives municipales de la ville d’Amiens.
L’état de parfaite conservation de ce précieux monument émané de la chancellerie du roi Philippe-Auguste, dont il porte la signature monogramme, atteste avec quel religieux respect les générations se sont transmis, à travers les siècles, le titre qui consacrait les franchises communales.
Il est à peine besoin de faire remarquer que dans cette charte le mot concessimus est une simple formule de chancellerie; la commune d’Amiens existait depuis soixante-huit ans quand elle fut délivrée. Le droit accordé à plusieurs reprises par Philippe-Auguste aux bourgeois fut celui, non de former une commune jurée, mais de conserver la commune avec toutes ses institutions.
4. Recueil de monuments inédits concernant la Picardie, T. IV, p. 19.
2. Recueil des monuments inédits de V histoire du Tiers-État, T. I, p. 109.
3. Archives municipales. AA. 371. Le parchemin mesure 0m69 de hauteur et 0m58 de largeur.