‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 75 sur 246 · Luchaire. Les Communes françaises , p · texte numérisé non relu

Luchaire. Les Communes françaises , p

3. Philippe Mouskes, Chronique , édit, préc., I, v. 21963 et suivants, en parle en termes élogieux :

Li Ponhier et li Campignois I furent preut (preux) et cil d’Artois Et li Hurepois d’outre Sainne Cil d’Aminois et de Pontiu Tinrent bien, d’autre part, lor liu.

Painne auroit à nommer tous çaus Qui bien furnirent lor encaux (attaque)

François i furent preut (preux) par tôt.

c’est qu’un document d’archives énumère les prisonniers remis par les différentes villes du Nord entre les mains du prévôt de Paris, peu de temps après la bataille1. On en a conclu que les milices les avaient elles-mêmes capturés. Il n’en est rien : le Roi les avait simplement confiés à leur garde pour être dirigés ultérieurement sur Paris et internés, soit au Louvre, soit au Châtelet. Quelle que soit d’ailleurs la part plus ou moins grande que nos ancêtres ont prise au combat, il n’en est pas moins très intéressant de constater qu’ Amiens, ville libre, prêta généreusement son concours pour repousser l’étranger envahisseur.

1. Historiens de France. T. XVII, p. 101. Isti sunt .... capti in bello Bovinensi trciditi prepositis Parisiensibus per manus magistri Garini et Johcmnis Pralée : Communia Ambianensis : Richardus de Colonia, Balduinus de Super Sanctum Ligerium Ils sont en tout dix.

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