‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 8 sur 246 · Belli gallici Éd. prée. Ylll, 7. « hiveniebat Bellovac s · texte numérisé non relu

Belli gallici Éd. prée. Ylll, 7. « hiveniebat Bellovac s

qui arma ferre passent, in unum locurn convenisst ; I

Aulercos, Calctes, Velocasses, Atrebates locurn castris c.vcehum. in silva,

circumdata palude, delegisse. »

plus durement éprouvées dans la lutte ; s’étudiant à protéger leurs intérêts et affectant de se montrer plein de respect pour le glorieux passé dont la nation gauloise était si justement fière.

Les chemins mettant Samarobriva en communication avec les populations des vallées de la Somme, de la Selle et de l’Avre et avec les civitates les plus rapprochées, existaient avant la conquête. Ces chemins, désignés sous le nom de chaussées romaines, ne paraissent d’ailleurs pas avoir été construits d’après les principes de la voirie romaine. Ce sont les primitives « pistes gauloises » que la conquête a rendues plus praticables; qu’elle a redressées, parfois sur de longues distances, quand le caprice du voyageur les avait imparfaitement tracées, mais qui étaient déjà fréquentées au temps de César. Comment aurait-il convoqué les États de la Gaule à Samarobriva , si l’accès de la ville n’avait pas été relativement aisé?

La principale de ces voies, mentionnées dans l’itinéraire d’Àntonin et la table de Peutinger1, est la grande voie militaire, — via solemnis , — construite au temps d’Agrippa, afin de mettre Rome en communication avec le port de Gessoriacum (Boulogne-sur-mer) en passant par Samarobriva2. Les autres voies se dirigent vers Lutetia Parisiorum (Paris); Augusta Veromanâuorum (Saint-Quentin); Noviodunum (Noyon); Augusta Suessionam (Soissons); Tervanna (Thérouanne); Castellum Menapiorum (Cassel).

Elles sont combinées de manière à faire de Samarobriva

1. M. Ernest Dks jardins. La Table de Peutinger. Edit, préc., p. 14. D’après lui, le Castellum Menapiorum serait plutôt le Castellum Morinorum.

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