Daussy. La ligne de la Somme , p
2. La guerre de 1870-71. Campagne de l'armée du Nord. Villers- Bretonneux. Paris, R. Chapelot, 1903, p. 30.
3. Ibidem, p. 31. Lettre de Bourbaki au ministre de la guerre, du 17 novembre : « Je vais me rapprocher d’Amiens avec trois brigades d’infanterie, quatre batteries d’artillerie, deux escadrons de dragons et deux escadrons de gendarmes. »
des dispositions afin d’échelonner l’armée le long du chemin de fer d’Amiens à Rouen : la droite à Abancourt, la gauche à Amiens. Mais, changeant tout à coup de plan, le général en chef crut préférable de concentrer ses forces dans le voisinage de la ligne d’Amiens à Arras et se décida à occuper Rivery,Camon, Longueau, Lamotte-Rrebière,Glisy, Rlangy, Yecquemont et Corbie, dans la vallée de la Somme. Il se disposait à donner des ordres en conséquence, lorsqu’il reçut la nouvelle de sa nomination au commandement du 18* corps d’armée, à Nevers.
Outre qu’il avait joui d’une grande popularité sous l’Empire et qu’il avait commandé la Garde impériale, ce qui n’était plus une bonne note, Rourbaki ne se montrait point assez téméraire. M. Testelin ne le trouvait point assez agressif1 * * * *.
Le général Farre devait le remplacer en attendant l’arrivée du général Faidherbe, son successeur désigné, qui se trouvait alors en Algérie.
La date du 20 novembre, date de l’entrée en fonctions du général Farre et de la création du 22e corps, avec l’armée du Nord, marque le début des grandes opérations. Le général Farre choisit le colonel Cosseron de Villenoisy pour son chef d’état-major et se conforma aux dernières résolutions de Rourbaki.
On voulait défendre Amiens. On y porta donc le 226 corps, laissant au général Rriant, qui avait un commandement indépendant de celui du général Farre, le soin de défendre Rouen. Cet isolement devait permettre à Manteuffel d’avoir