‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 176 sur 197 · La guerre de 1870-71 Pont-Noyelles, p · texte numérisé non relu

La guerre de 1870-71 Pont-Noyelles, p

du 8e corps et la 32e brigade d’infanterie. Pour être en mesure de repousser l’attaque dont il se croit menacé, il donne l’ordre au général von Mirus de faire occuper les faubourgs de Saint-Maurice et de Saint-Pierre, situés à gauche et à droite de la citadelle. Dans l’après-midi du 22, on remettait en état le passage de la Somme à Camon et la concentration s’achevait, pour la 16e division d’infanterie, dans Amiens et à l’Ouest de la ville, pour la 15e, à l'Est. La 3e division de cavalerie s’étendait de Rosières à Chaulnes.

Les reconnaissances lancées le 21 avaient rapporté que la ligne de la Somme était fortement gardée, de Corbie à Bray ; que tous les ponts étaient rompus ; que, sur la route d’Albert, nos avant-postes s’avançaient jusqu’au bois d’Allonville et de Querrieu ; mais que plus à l'Ouest, sur la route de Doullens et sur celle d’Abbeville, on ne rencontrait pas de troupes françaises L

Un premier engagement avait eu lieu, le 20, entre une colonne dirigée par le major von Beck en reconnaissance sur la route d’Albert et nos avant-postes établis à Querrieu. Le combat fut sérieux. Plusieurs compagnies d’infanterie lancées sur le flanc droit de l’ennemi menacèrent sa retraite et il se replia en grande hâte, perdant environ 50 hommes tués ou blessés. La poursuite prit fin à la ferme des Alençons. Ce combat, très bien mené et qui fut d’un heureux effet moral sur les Français, confirmait les renseignements parvenus à Manteuffel. Protégé par la citadelle et par les faubourgs qu’il occupait en force, celui-ci pouvait rester sur la défensive, mais outre que la temporisation profiterait à Faidherbe, souffrir le voisinage immédiat de l’armée française, c’était amoindrir, aux yeux des populations, le prestige de l’armée allemande.

La division von Bentheim du 1er corps ayant rejoint les

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