‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 178 sur 197 · La guerre de 1870-71 .... Pont-Noy elles , p · texte numérisé non relu

La guerre de 1870-71 .... Pont-Noy elles , p

2. La guerre franco- allemande par le grand Etat-major prussien,

15e livraison, apprécie en ces termes la résistance des Français :

P. 709, à Bussy : « La deuxième batterie légère ne parvenait pas à surmonter le feu de la puissante artillerie qui tirait du versant opposé. »

P. 710, à Vecquemont : « Le 2e bataillon du 3e régiment intervenait dans la lutte, poursuivi avec acharnement de maison en maison. »

P. 711, à Fréchencourt : « Tous les efforts du 68e demeuraient infructueux pour déloger l’ennemi des hauteurs sur lesquelles il s’était fortement établi. »

P. 712, à Béhencourt : « L’ennemi tenait avec une ténacité extrême dans les rues du village. »

P. 710, à Pont-Noyelles : « Les Français mettent en ligne des renforts considérables. Les fusilliers de la Prusse orientale sont contraints de faire demi-tour et d’abandonner, après une courageuse résistance, les deux pièces conquises. »

P. 713, à Franvillers : « Deux compagnies du 29e échouent devant la résistance des Français établis sur les hauteurs. »

midi et masqué par une ligne de tirailleurs et trois batteries restées en position, le mouvement de retraite s’exécuta en bon ordre L Manteuffel n’en eut connaissance qu’à trois heures. Nos troupes harassées de fatigue, exténuées par les privations, parvinrent le soir à Albert et dans les environs.

Le 25, quand déjà l’armée du Nord fdait activement sur Bapaume, les Prussiens entamèrent la poursuite. Ils ramassèrent un certain nombre de traînards. Combien plus n’en auraient-ils pas capturé la veille ! La cavalerie, entravée dans sa marche par le sol gelé et par l’abondance de la neige, n’atteignit heureusement pas les colonnes françaises auxquelles elle aurait pu causer beaucoup de mal.

Manteuffel, qui ne cherchait point à s’étendre dans le Nord, ne prolongea pas la poursuite. 11 entreprit le siège de Péronne. La situation de cette petite place, à égale distance d’Amiens et de Saint - Quentin , à la croisée des routes nationales de Cambrai et d’Arras à Paris, en un point où la Somme fait un coude brusque du Sud-Est à l’Ouest, lui donnait une valeur réelle.

La place fut investie le 28 décembre et immédiatement bombardée pendant cinquante-deux heures. Le manque de munitions put seul interrompre l’œuvre néfaste des batteries postées sur les hauteurs qui la dominent. L’armée du Nord, reposée et ravitaillée, ne pouvait se dispenser de tenter un effort pour sauver Péronne. L’ennemi, pour couvrir les opérations du siège, avait porté une partie de ses forces jusqu’au delà de Bapaume. Faidherbe vint l’attaquer. Les premiers engagements, le 2 janvier, furent assez confus. Faidherbe persista et risqua, le lendemain, une attaque générale. La plupart des villages qui entouraient Bapaume et les faubourgs de cette ville furent emportés après une

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