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Dewailly (Vincent), né à Amiens le 27 septembre

2. Machart (Auguste), né à Amiens, le 27 septembre 1776, mort le 6 août 1853. Auteur du Siège d’Amiens, roman historique.

3. Barbier (J. -B. Grégoire), né à Poix (Somme) en 1776, mort à Amiens, le 22 novembre 1855.

4. Rigollot (Marc Edme), né le 25 avril 1749, mort à Amiens, le 30 septembre 1832.

5. Lapostolle (Alexandre), né à Maubeuge le 21 décembre 1749, mort à Amiens le 19 décembre 1831. Il s’y était fixé en 1774. Auteur du Traité des para foudres et des paragrêles en cordes de paille.

6. Dallery (Charles), né à Amiens le 4 septembre 1754, mort le 1er juin 1835, à Jouv, près Versailles.

le conteur charmant, devenu secrétaire de sire Herbert Groft, après avoir été pendant quelque temps interné à Dole, pour s’être permis une ode injurieuse à l’adresse de Bonaparte. On causait dans ce petit cénacle, de tout ce qui avait trait aux choses de l’esprit. Le dernier homme, œuvre diversement appréciée de Cousin de Grainville, ex- curé assermenté de Saint-Leu, y eut des admirateurs. Nodier, épris des splendeurs de la Cathédrale, faisant partager son admiration à Baron, lui inspira l’idée d’écrire un livre consacré à la description du monument1. Joseph Berville2, parvenu au déclin de la vie, aimait à rappeler le charme de la société tout intime qui, de l’hôtel de sir Herbert Croft, se transportait à certains jours dans un jardin isolé du faubourg de Noyon, où s’échangeaient, autour d’une collation frugale, les entretiens dont chacun des invités gardait le délicieux souvenir 3 !

Le 11 novembre 1801, mourut à Amiens un ingénieurarchitecte de beaucoup de talent, nommé Jacques Bousseau 4, dont l’œuvre considérable dans la ville et le département est empreinte d’un caractère qui lui est particulier. On lui doit l’élégante façade du théâtre, la façade de la caserne des gardes du corps, devenue, de nos jours, le quartier Stengel, la halle aux grains, la partie monumentale de

1. J. Baron. Description de l’église cathédrale Notre-Dame d’Amiens, publiée par Edmond Soyez. Amiens, impr. Yvert et Tellier, 1900.

2. Berville (Pierre Joseph), né à Amiens en 1751, mort le 1er mars

3. A. Tivier. Deux ans de la vie de Charles Nodier. Le séjour de Nodier à Amiens a duré deux ans (1809-1811).

4. Rousseau (Jacques Pierre Jean), né à Saumur le 27 décembre 1733. Son père était conseiller du roi en la sénéchaussée de Saumur. Progrès de la Somme. 6 septembre 1901. Notice biographique par E. Niquet.

Histoire de la Ville d'Amiens au XIXe r.iè

AMI E N S Façade du Théâtre

LE CONSULAT A VIE

la place Périgord restée inachevée et qui devait être bâtie sur un plan elliptique. Rousseau avait rêvé la transformation des remparts ; il projetait les boulevards plantés de quatre rangées d’arbres que l’on exécuta depuis. Le pavillon construit par lui au Betit-Saint-Jean-lès-Amiens, où s’écoulèrent les dernières années de sa vie, accuse, principalement dans la décoration intérieure, le style que l’on pourrait appeler le style Rousseau.

Rousseau n’eut pas d’imitateurs. Pendant le Consulat et l’Empire, les architectes ne pouvaient guère exercer leur profession. L’heure n’était pas favorable au développement des arts, non plus qu’aux grandes créations monumentales. Néanmoins YEcole des arts *, dont Jacques Sellier avait été le premier professeur, survécut à la Révolution. L’enseignement de Sellier visait spécialement les arts industriels. Son grand âge y mit un terme en 1800. Maurice Rivoire écrivait, six ans après : « le dessin a été jusqu’à nous presque entièrement négligé à Amiens 1 2. »

L’organisation de l’école centrale avait appelé à Amiens un professeur de dessin fort habile, M. Chantriaux, élève du peintre d’histoire Joseph Vincent. Lorsque la création de l’école communale de dessin eut été décidée (1er août 1804), Augustin de Bray lui en confia la direction. Le préfet, qui aimait les arts et qui savait distinguer ceux qui les cultivaient avec succès, s’empressa de faciliter l’enseignement de M. Chantriaux en lui faisant obtenir une collection de bons tableaux et de plâtres moulés d’après l’antique. Le gouvernement permit d’installer les cours dans les bâtiments de l’ancien Bailliage, plus connus sous le nom de la Malmaison.

A cette époque, le goût du portrait était très répandu en

2. Annuaire statistique du département de la Somme. 1806. p. 210.

France. Amiens eut aussi ses portraitistes : Mlles Cornet \ Adélaïde et Augustine Lamy 1 2. Contemporaines, elles débutèrent avec le siècle et leur œuvre, qui est considérable, s’étendit jusqu’après 1830. Mlle Augustine Lamy fut une miniaturiste de beaucoup de talent. Mlle Cornet avait appris les éléments de son art à Paris, dans l’atelier du célèbre Yien. Son dessin est correct et son coloris brillant.

C’est également à Paris, à l’école du célèbre Georges Wille, graveur du roi et membre de l’Académie des beauxarts, que Henri Bourgois 3, pensionnaire de la ville d’Amiens, étudia l’art du burin. Ses premières œuvres dénotent un réel talent. Après les Divertissements de Bacchus et le Jeune philosophe , Bourgois donna une série de médaillons d’après l’antique : un Auguste, un Agrippa, un Sénèque, un Cicéron, un Horace. 11 avait à peine vingt-cinq ans lorsqu’il vint chercher dans sa ville natale le calme qu’il ne trouvait plus à Paris ; il y passa les plus mauvais jours de la Révolution, habitant une modeste maison de l’impasse Saint-Firmin-le-Confesseur. Ce fut là qu’il exécuta \e portrait de Bonaparte, d’après la médaille gravée par H. Auguste, à l’occasion de l’attentat de la rue Saint-Nicaise. Rentré à Paris, sous le Consulat, Bourgois collabora à l’exécution du recueil d’estampes, entrepris par André Laurent et ses fils, sous le titre de Musée de France.

1. Cornet (Marie Geneviève), née à Amiens le 30 avril 1775, épousa M. Lennel le 19 janvier 1800, morte le 6 août 1841.

2. Lamy (Adélaïde Charlotte), née à Amiens le 19 juillet 1777, morte le 16 novembre 1849. — Lamy (Pélagie Augustine), née à Amiens le 15 novembre 1779, morte le 16 août 1844.

3. Bourgois (Jean-Baptiste Henri), né à Amiens le 15 juillet 1770, mort le 1er janvier 1817. — cf. Janvier. J.-B. Bourgois, graveur amiénois. Mémoires de l’Académie. 4e série, T. II, p. 112.

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