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Arch. nat. AF. TV, 1668. 3me liasse, pièce

3. Arch. mun. D ^Corresp. 1813-1814, pp. 142 v°-146. 5 mars 1814. Le maire au sous-préfet d’Amiens. — Ephémérides picardes à cette date.

4. Arch. nat. AF. IV, 1670, lre liasse, pièce 138. 10 mars 1814. Lettre

au ministre de l’intérieur. — Arch. mun. D2 Corresp. 1813-1814, p. 152 v°. 12 mars 1814. Le maire au préfet : « Vous venez de passer des marchés pour l’approvisionnement de siège de la citadelle Vous me recom-

mandez de répartir entre les cent cinquante plus forts contribuables la

somme de 15,000 francs à laquelle ces marchés s’élèvent ». —

P. 170, 5 avril 1814. A M. l’architecte de la ville. « L’entreposeur des poudres et salpêtres demande de faire réparer la brèche qui a été faite pour faciliter la retraite des pièces d’artillerie sur la citadelle » et passim.

Après une pointe vers Noyon, où il espérait retrouver Biilow, Geissmar envahit une seconde fois le département dans les derniers jours de mars. 11 occupe Montdidier. Ses soldats rançonnent les riches campagnes du Santerre. Galopant à travers champs, insouciants du danger, n’entrant jamais dans un village par les routes fréquentées, survenant à l’improviste dans les cours et dans les jardins, les cosaques, au visage hideux, au costume étrange, répandent la consternation L

Afin de purger le pays de ces bandes de pillards, le comte de La Tour du Pin ordonne la mobilisation des hommes de 16 à 60 ans. « La masse des citoyens reste dans l’inaction la plus complète, sans que rien puisse vaincre la résistance 2. » Dans le 4e canton d’Amiens, personne ne se présente au lieu indiqué pour la réunion des compagnies. Une tentative de Morgan de Belloy, afin d’enrôler les grenadiers de la garde nationale, n’obtient pas plus de succès : deux seulement, qui se nomment Pierre Dubois et Lavoix, s’offrent à marcher à l’ennemi. Enfin, il n’y a que 18 noms sur le registre ouvert à l’Hôtel de ville pour recevoir les engagements 3.

Nous sommes loin des généreux élans qui entraînaient, à la suite de Crépin-Boury 4, 800 volontaires amiénois au secours de Lille assiégé par les Autrichiens, en 1792 ! L’idée de la Patrie violée ne soulève plus le peuple fatigué • de guerres, las de sacrifices. Nos pères n’ont pas échappé plus que d’autres à cette lassitude que M. Henry Hous-

1. De Beauvillé. Histoire de la ville de Montdidier, T. I, pp. 433 et suiv.

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