‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 43 sur 197 · Moniteur universel. 23 et 25 août · texte numérisé non relu

Moniteur universel. 23 et 25 août

2. Ibidem , 26 novembre 1815. — Ephémérides picardes. 2 décembre 1815. — Arch. mun. D2 Corresp. 1814-1815, pp. 208,226 v°, 227 et suiv.

a épargné l’affliction de débats capables de compromettre certains de nos concitoyens dans des intrigues politiques », a dit M. Caumartin, qui remplissait les fonctions de procureur du roi près de ce tribunal d’exception h Toutefois, la faculté accordée par la loi du 29 octobre 1815 aux agents du pouvoir, de bannir les bonapartistes militants, donna lieu à certaines mesures d’expulsion. Anselin fut interné à Orléans, Natalis Delamorlière à Rouen 2. Par ordre du préfet, M. Séguier, les attributs impériaux réunis au milieu de la place Périgord, le jour anniversaire du retour de Pile d’Elbe, furent solennellement brûlés en présence des autorités et de la garde nationale. La musique joua des airs de triomphe pendant que la flamme accomplissait son œuvre aux cris de Vive le Roi, à bas V Empereur 3 !

Louis XVIII voulut que l’un des premiers actes royaux perpétuât le souvenir des services rendus à la Couronne par les communes, en leur restituant les armoiries qui en étaient les emblèmes. Il autorisa les villes à se pourvoir à cet effet devant la commission du sceau. La révolution avait supprimé les armoiries d’Amiens ; l’empire les avait altérées en remplaçant le chef d’azur cousu des lis de France par le chef de gueules à trois abeilles d’or de ses « bonnes villes 4 ».

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