Ordonnance du 26 août
4. Le gouvernement de Charles X avait fait de Rouen, le siège de la 16e division militaire (jusque-là la 13e) dont le département de la Somme faisait partie.
5. Sentinelle picarde, 8 mai 1833. A l’occasion du bal donné le jour de la fête du roi : « Arrière ces fêtes pleines de morgue où, sous les yeux d’un despote... quelques classes privilégiées se divertissaient tristement. » — Dans l’article Républicains et Royalistes : « ceux qui nous traitent de républicains croient-ils que nous voulions ressusciter 93 avec ses sanglantes horreurs? Non certes, jamais une telle idée ne nous est venue à l'esprit. »
triomphale qu’elles firent à M. le président Caumartin, lorsqu’il revint à Amiens, a été l’expression spontanée de leurs sentiments. Depuis le village de Dury, où l’on fut à sa rencontre, jusqu’à sa demeure, il s’avança, escorté par la garde nationale en armes, au milieu d’une foule enthousiaste. Les fenêtres des maisons étaient bondées de ses partisans et, çà et là, se voyaient les plus flatteuses inscriptions de bienvenue. On criait Vive Louis- Philippe, Vive Caumartin. Le trajet fut un triomphe pour la monarchie de juillet saluée en la personne du député libéral L
Le conseil municipal s’empressa de traduire les sentiments de la majorité des électeurs en déclarant, sur la proposition de M. le docteur Lemerchier que M. Caumartin avait bien mérité de ses concitoyens 1 2.
Tout ce qui rappelle les Bourbons, qui ont cependant fait la France si grande, semble devoir être détruit ou remplacé. On lit dans la Sentinelle picarde du 30 janvier 1831 cette véhémente diatribe contre l’écusson aux trois fleurs de lis : « Nous avions espéré que l’on ferait facilement à la Nation le sacrifice d’un emblème ridicule par lui-même; de cette fleur de lis qui, après avoir été teinte du sang des Français, avait été traînée dans la boue et l’ignominie. Cependant les mémoriaux du préfet et les ordonnances royales sont encore accompagnés de l’écu fleurdelisé. Dernièrement, nos gardes nationaux, ayant reçu des ordres de service sur lesquels se trouvait cette malencontreuse fleur de lis, ont protesté avec énergie qu’ils refuseraient désormais le service, si les billets étaient encore flétris de cet emblème odieux. »
Le Moniteur enregistrait, peu de jours après, l’ordonnance du 16 février portant suppression des fleurs de lis sur