CONCLUSION
La irève conclue en 1609 entre l'Espagne et la Hollande lit jouir nos provinces d'un peu de calme, et les communications par l'Escaut ayant été rétablies, il y eut une légère reprise dans les affaires commerciales. Ce fut la meilleure partie du règne d'Albert et d'Isabelle.
Mais les secrètes prévisions de Philippe II s'étaient réalisées : Albert et Isabelle n'eurent point d'enfants, et le fantôme d'indépendance dont il avait leurré nos provinces s'évanouit à leur mort. Albert mourut au moment où la trêve de douze ans venait d'expirer (13 juillet 16^1); Philippe IV laissa à Isabelle le gouvernement général des provinces Belgiques.
•Les désastres de l'Espagne recommencèrent avec la guerre. Isabelle ne put même conserver intact le territoire reconquis par Parnèse. Elle perdit successivement Bois-le-Duc, Venloo, Ruremondc et Maestricht. La marine hollandaise coupait de nouveau la route au commerce anversois, et interceptait les convois d'Amérique. Tel était le délabrement des finances, qu'à la mort d'Isabelle (1" décembre 1635) on ne put lui rendre les honneurs funèbres qu'elle avait demandés ; elle fui ensevelie obscurément à S^'^-Gudule au[)rès de son ('poiix.