‹ Histoire de la ville d'AnversChapitre 21 sur 108 · CHAPITRE CINQUIÈME. (Ci · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. (Ci

Xom quelles élaieiit les portes donnant sur la campagne :

La porte de Croonenbourg; simple passage protégé par la leur de ce nom et conduisant vers le Kiel.

La porte des Béguines, ainsi nommée du Béguinage, situé dans son voisinage en dehors des murs. Ce n'était qu'une poterne, vulgairement désignée sous le nom de Beggynenhol. Elle se trouvait à l'entrée de la rue des Béguines , contre l'Esplanade et fut démolie en 1545, après la construction de la porte actuelle.

La porte de Malines , appelée porte S^-Georges , d'une statue de ce saint, patron de la gilde des Arbalétriers, placée depuis 131 4 dans une niche de la façade extérieure. L'ancienne porte S*-Georges se trouvait où est aujourd'hui la Maison des Escrimeurs, dans la rue de ce nom. Elle fut démolie en 1544. La statue de S'-Georges qui la surmontait fut donnée aux Arbalétriers et se conserve encore aujourd'hui aux archives de la ville.

La porte de Kipdorp, bâtie en 1313 sur la digue ^Eyendyk, existe encore, bien qu'aux trois quarts enterrée sous les terrassements des remparts. Elle se trouve en face du marché S^ -Jacques et sert de corps de garde à la porte actuelle. La petite niche ogivale qu'on y remarque renfermait autrefois une statue de S'-Willibrord. Le Kipdorp qui lui donna son nom était un hameau situé hors de la porte des Vignes et qui se trouva englobé, ainsi que le hameau de Clapdorp , hors de la porte des Vaches, dans l'enceinte nouvelle.

La porte Rouge, construite entre les années 1313 et 1315, consistait en un donjon très-élevé, surmonté de quatre tourelles à ses angles et d'une cinquième en saillie, à son sommet, servant de vigie ou d'observatoire. Elle était précédée, extérieurement, d'un pont à parapets crénelés, dont l'entrée était défendue par deux petites tours, également surmontées de créneaux. Cette

pittoresque construction ne fut démolie quen 1814. Sous l'empire français le donjon avait servi de prison pour les déserteurs.

Elle se trouvait un peu à l'intérieur de la porte actuelle, en face du marché aux Chevaux. On n'est pas bien d'accord sur l'origine de son nom. Nous ne pouvons croire qu'elle l'ait tiré de sa couleur, car, ainsi que l'observent très-bien les auteurs du Geschiedenis van Antwerpen, elle n'était pas plus rouge que les autres portes. Le nom français de porte Rouge n'est probablement qu'une traduction inintelligente du flamand Roederpoert, car c'est. là sa plus ancienne orthographe (0. Roede ou rode, d'où viennent le verbe flamand uitroeden et les mots français déroder et dérodement, désignait un lieu jadis boisé et nouvellement dérodé. Les environs d'Anvers renfermaient un grand nombre de localités semblables. Un hameau hors de la porte de Malines a laissé son nom à la rue Haringrode. Peut-être la nouvelle porte fut-elle construite sur un chemin conduisant à des dérodements et qu'on nommait autrefois roedeweg et, depuis son inclusion dans la ville, Roedestrael, dont on a fait rue Rouge. Nous pourrions signaler tant de bévues de ce genre commises dans la traduction des noms de rues, qu'il n'y aurait à celle-ci rien de surprenant. Ainsi, par exemple, le même agrandissement qui incorpora dans la ville les hameaux de Kipdorp et de Clapdorp, y renferma aussi un terrain vague qui les séparait et qui avait été autrefois une mare, veiine. La rue qui le traversait fut nommée Vennestrate , nom qui devint dans la prononciation populaire Venusstraet, dont nous avons fait rue de Vénus.

Une sixième porte, tout-à-fait au nord de la ville, et qui fut remplacée, lors . du dernier agrandissement, par la Slgk-

(1) HisforiscJi ondcrzoek ^ etc. p. 176.

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