‹ Histoire de la ville d'AnversChapitre 74 sur 108 · CONTIM'ATION DU CHAPITRE PRÉCÉDENT · texte numérisé non relu

CONTIM'ATION DU CHAPITRE PRÉCÉDENT

Au moyen-àge les institutions charitables se confondaient presque toujours avec les fondations religieuses. Elles étaient inspirées moins par l'amour de l'humanité que par l'amour de Dieu, et les bonnes gens qu'un sentiment de piété portait à consacrer à la bienfaisance une partie de leur fortune, croyaient être plus particulièrement agréables à Dieu en faisant l'aumône à ceux qui, en son nom, se vouaient à une pauvreté volontaire, plus apparente que réelle. C'est ce qui fit le succès des ordres mendiants. On peut penser que, dans une ville où commençaient à aflluer tant de richesses, ces parasites du corps social ne pouvaient manquer d'accourir pour prendre leur part des fruits du travail et de l'économie, et détourner à leur profit, au détriment des infortunes véritables, les sources fécondes de la charité.

On rapporte à l'année 1445 l'établissement, à Anvers, des frères mineurs de l'ordre de S'-François, vulgairement appelés Récollets. Installés d'abord Montagne aux Corneilles , dans un quartier habité

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