‹ Histoire de la ville d'AnversChapitre 76 sur 108 · TA · texte numérisé non relu

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le bourgmestre Jean Van Halmale et le chevalier Guillaume Bodc, quilla la ville et alla jusqu'à Cologne au-devant du prince Maximilien d'Autriche, fils de l'empereur Frédéric III, fiancé à la duchesse Marie. Le mariage eut lieu à Gand, le d8 août suivant.

A Anvers, ainsi que dans les villes de Flandre et de Brabant, cette alliance fut accueillie avec joie, parce qu'elle rattachait nos contrées à l'empire dAllemagne et écartait le danger de les voir tomber sous la puissance redoutée et exécrée du roi de France. Il était impossible aux esprits les plus sages de prévoir alors quelles seraient pour l'avenir les conséquences de cette union. Comment soupçonner que le mariage de l'héritière de Bourgogne avec l'héritier de l'Empire, devait, au bout de vingt ans, faire de notre pays une province espagnole? Le principe de l'hérédité féodale, qui devait être la sauvegarde de notre nationalité, prépara pour nous la domination étrangère, d'autant plus difiicile à secouer qu'elle s'appuyait sur une incontestable légitimité.

Les états de Flandre et de Brabant reconnurent la co-souverainelé de Marie et de Maximilien. Dans la semaine de Noël 1477 (la date plus précise n'est point indiquée) les illustres époux se rendirent à Anvers. C'était le soir. La réception fut joyeuse et splendide. Une double haie de confrères des serments, portant des torches allumées, s'étendait sur leur passage depuis la porte S'-Georges jusqu'à l'abbaye de S^-Michel où ils descendirent. Le 3 janvier de l'année suivante, Maximilien donna sa charte de joyeuse entrée comme duc de Brabant et marquis d'Anvers. Elle stipule en faveur de notre ville que les droits de douane n'y pourront être augmentés; que les habitants d'Anvers et des autres villes seraient déchargés des diverses cautions qu'on leur avait imposées.

L'inauguration solennelle de Maximilien à Anvers eut lieu le 14 janvier 1478. Une estrade magnifiquement décorée de tapis, d'étoffes de velours et de soie, avait été dressée sur la place du IMarché. Le magistrat y donna lecture des privilèges de la ville, que le

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prince jura de maintenir. Alors lonle la eonnnniie éleva la main droite au-dessus de la tète en signe qu'elle jurait d'être lldèle au jeune souverain.

Quelques jours après, la nouvelle autorité se lit sentir. Un procès de lèse-majesté fut intenté contre quelques-uns des meneurs de la dernière insurrection. Trois d'entre eux furent condamnés à de lointains pèlerinages et il leur fut défendu de rentrer dans le Marcfuisat sans une permission expresse des échevins.

Enfin, le 28 avril la paix fut faite entre la ville et les anciens magistrats qui avaient été indûment emprisonnés. La mémoire des frères Van der Voordt fut réhabilitée. La ville fut obligée de leur élever un monument expiatoire et de prendre soin de leurs veuves et de leurs enfants. Pour ce qui concerne Guillaume Van Rietlioven, Maximilien l'avait relevé de son serment, et il était allé se fixer à Malines.

Telle fut la fin de ces troubles, qui n'eurent en définitive, comme tous les désordres de ce genre, d'autres résultats que d'ébranler momentanément le respect dû à la loi et d'aggraver les charges financières de la ville.

Celles-ci commençaient à devenir fort lourdes, à cause des nombreux subsides accordés aux souverains, depuis le commencement du règne de la maison de Bourgogne. En 1472 la ville vendit pour six cents couronnes de rentes perpétuelles. D'après un compte de 1474, Anvers payait alors, en impôts au profit du souverain, la somme de 13,361 florins. Pour remédier au désordre des finances on fit en 1475 un long règlement, où l'autorité du Duc n'était pas invoquée ni son intervention reconnue nécessaire (i). Mais les guerres continuelles soutenues par Maximilien rendirent ce règlement inutile, et les charges de la ville s'aggravaient d'année en année. Heureu-

1 1; KuEt.LiNT.tr., Nolicii nui les impôts i-ommunaui de la ville (l'Anrcis, p. (10,

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senhMil, l'clal prospère du commerce augmentait ses lessouices eu même temps que les exigences du souverain accroissaient ses dettes.

L'armée avec laquelle Maximilien fit la guerre à la France, et qui battit à (juinegate celle de Louis XI, avait été réunie à Anvers. On cite parmi les Anversois qui se distinguèrent dans cette journée aussi stérile que glorieuse, les chevaliers Charles Van Immerseel, Josse Van Berchem, Guillaume Van Liere et Conrad Pot,

Au printemps de cette même année (1479) se tint h Anvers la première assemblée des États-Généraux des Pays-Bas. La réunion eut lieu au couvent des Dominicains, où chaque pays ou province, dit une chronique Mss., avait sa chambre parliculière. 3Iaximilien en personne présida la session, qui s'ouvrit le o mars et dura cinq semaines (').

A cette époque l'enceinte du Bourg et ses fossés étaient encoi'e la propriété du Duc. Cette vieille forteresse n'était plus d'aucune utilité pour la défense de la ville, surtout depuis que Jean 1 avait permis d'élever des constructions sur ses murailles. La ville cependant continuait à payer un cens anntiel pour leur entretien. En 4481 Maximilien et Marie permirent à la ville de racheter ce cens, moyennant une somme de douze cents florins, une fois payée. Ces souverains cédèrent à la ville la propriété des fossés, à la condition de les approfondir au point de les rendre navigables, sans préjudice toutefois du Nobelgelt, qui leur était dû par divers villages et villes pour l'entretien desdits fossés.

Ce projet de convertir en port les fossés du Bourg semble n'pvoir jamais reçu le moindre commencement d'exécution.

La fille de Charles-le-Téméraire mourut à Bruges, le 27 mars 4482, des suites d'une chiite de cheval. Elle laissait de son mariage

(1) D'autres sessions des États-Généraux se tinrent encore ou s'ouvriront à Anvers, le il aoiit 1488, le 0 juillet U03 et en février l-iOO. Gachaup, Lettre à 3/3/. les questeurs

de 1(1 eh(i/tt!)re des représetitants.

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avec iMaxiiiiilieu deux (Mil'aïUs, un (ils noiniiié IMiilippc, alors Age (le (iiiatre ans, et une lille du nom de Mari^uerite. IVapi'ès les stipulations de leur eontrat de mariage, Maxiniilien n'avait aueun droit de lui sueeéder dans l'iiéritage des dues de Bourgogne; mais la tutelle de ses enfants mineurs lui appartenait incoulestablement. Les États-GéniTaux, réunis à Malines, lui reconnurent en outre la régence, mais ce ne fut pas sans opposition. On sait que les puissantes communes de Flandre refusèrent de le reconnaître en cette qualité et que les Brugeois poussèrent l'irrévérence jusqu'à se saisir de sa personne. Il n'en fallait pas autant à un Habsbourg pour lui faire prendre en iiorreur un peuple auquel la liberté donnait tant d'audace. De la prison de Maximilien date la haine que la maison d'Autriche a toujours portée à l'esprit d'indépendance de nos populations et à nos libertés communales.

Nous ne savons pas précisément quel était le sentiment des Anversois au sujet de la régence de Maximilien ; mais un fait grave qui se passa vers cette époque peut faire supposer qu'une forte opposition s'y était manifestée. Le bourgmestre de l'extérieur, Jean Coelgenssone, et l'un des secrétaires de la ville, dont le nom n'a pas été conservé, lurent arrêtés à Malines, pendant la tenue des États, conduits à la prison de Vilvorde et décapités. L'autre bourgmestre, Nicolas de Schermere, fut conduit à la prison de Gand, où il mourut. Comme bourgeois d'Anvers, ces magistrats n'étaient justiciables que du tribunal des échevins d'Anvers, même pour les accusations de lèse-majesté. Ils avaient donc été soustraits à leurs juges naturels. Comment la commune souffrit-elle une semblable violation de ses privilèges, commise à l'égard de ses premiers magistrats ? De quel crime étaient-ils accusés ? Le silence de nos chroniqueurs ne nous permet pas d'cclaircir ces questions. Mais ces faits, rapprochés d'autres actes de violence commis ailleurs à la même époque, ne laissent presque pas de doute qu'ils n'expiassent l'opposition de la commune à la régence de IVIaximilien.

Cependant l'opposition des Anversois fut de courte durée : l'intérêt les rallia à Maximilien, dont ils attendaient de grands avantages pour leur conamerce. Cette attente ne fut pas vaine, comme nous le verrons ailleurs. Ils commencèrent par profiter de la guerre de brigands que les troupes bourguignonnes et allemandes faisaient aux habitants des Flandres, toujours en révolte contre TArcliiduc. Le butin, fruit du pillage, les troupeaux enlevés aux paysans, étaient vendus sur le marché d'Anvers et procuraient à nos marchands de honteux bénéfices. Nous trouvons qu'au mois de mai 1484, les reîtres allemands, envoyés par Frédéric III au secours de son fils, vendirent à Anvers trois cents chevaux, cinq cents vaches, et deux mille moutons, fruit d'une razzia opérée dans le pays de Waes. On y vendit même, comme bétail humain, des prisonniers ilamands. « Cette même année, dit la chronique de Bertryn, des Flamands » furent vendus à Anvers par les reîtres et leurs valets. Et les » bourgeois les achetèrent pour leur rendre la liberté après la paix, » et leur donnèrent à manger. » Tels furent en Belgique les débuts de la maison de Habsbourg : des citoyens de la noble Flandre amenés au marché et vendus comme des nègres par des goujats allemands.

A force de supplices, de trahisons et de massacres, la Flandre avait été momentanément pacifiée, quand Maximilien reçut à Aixla-Chapelle lé titre de Roi des Romains (IG février 1480). Il fut couronné le 9 avril suivant, et le 3 juillet il fit, en cette nouvelle qualité, une entrée solennelle à Anvers. Au mois de septembre de cette môme année, l'empereur Frédéric III, accompagné de son fils et de son petit-fils, visita notre ville et alla loger à l'abbaye de S'-Michel. Huit chevaux blancs entiers traînaient le carrosse doré de l'empereur septuagénaire, et l'on portait au-dessus de sa tête, comme au-dessus du S^-Sacrement dans une procession, un dais de drap d'or. Le magistrat offrit comme don de bienvenue à son hôte impérial deux hanaps d'argent doré, deux phits d'argent, quatre

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bœufs gras et quatre aimes de vin. L'Empereur remercia gracieusement par ces mois : « Dank hcbt van onser » et confirma tous les privilèges accordés à Anvers par ses prédécesseurs.

Mentionnons ici un autre séjour l'ait à Anvers par l'empereur Frédéric III. Aux mois d'aoïit et de septembre 1488, il passa près de six semaines à l'abbaye de S'-Micliel, pendant que ses troupes allemandes guerroyaient avec les Flamands, insurgés de nouveau contre Maximilien. Il y tint plusieurs diètes solennelles et le 5i août eut lieu une grande procession à TefFet d'attirer la grâce de Dieu sur la diète.

C'est dans une de ces assemblées que Philippe de Clèves, seigneur de Ravenstein, fut mis au ban de l'Empire pour être demeuré le fidèle garant de la foi jurée par Maximilien à ceux de Gand et de Bruges. Dans la guerre que Maximilien eut à soutenir contre les communes Flamandes, Anvers et Malines furent les seules villes de la Belgique qui soutinrent franchement son parti : Anvers, parce que déjà son commerce luttait avec celui de Bruges, Malines parce qu'elle attendait de Maximilien le rétablissement du Grand Conseil, qui avait été transféré à la Haye.

Cependant quelque chose était resté debout à Anvers du mouvement populaire de 1477 : la concession faite par Marie de Bourgogne relativement à la composition du Magistrat. Au mois de novembre 1486, Maximilien, par une charte donnée au nom de son fils Philippe, rétablit les choses sur l'ancien pied, c'est-à-dire que les échevins ne pourraient plus être choisis dans les métiers, mais exclusivement dans la haute bourgeoisie ou la noblesse, parmi des candidats à présenter par les échevins sortis de fonctions, les chefs-hommes et les quartiniers. Ainsi, l'introduction de l'élément démocratique dans l'échevinage n'avait pas été de longue durée.

Une autre mesure importante concernant l'échevinage fut prise sous Maximilien. En 1488 la juridiction des échevins fut étendue jusqu'à Dambrugge, Dcurne, Berchem et le Kiel, sur un terri-

315 IIlSTUmE DE LA VILLE D'ANVEliS.

toire formant un demi-cercle autour de la ville. Cette enceinte forma la nouvelle cuve {kuyp) d'Anvers. Des bornes de pierre portant du côté de la ville la main de justice furent placées aux limites de cette juridiction {'). Tous ceux qui étaient nés dans cette enceinte acquirent les droits et furent tenus de supporter les charges de bourgeois d'Anvers. Comme, par suite de cet agrandisseme.it, la besogne du collège échevinal se trouva considérablement augmentée, le nombre des échevins fut porté de douze à seize, par une charte du 26 novembre 1490.

D'assez nombreuses monnaies furent frappées à Anvers sous les règnes de Charles-le-Téméraire et de Maximilien. Depuis 1555 les ducs de Brabant ne s'étaient plus servis de la monnaie d'Anvers; leurs pièces avaient été exclusivement fabriqiiées à Louvain, à Bruxelles et à Vilvorde. En 1474 la monnaie ducale fut transportée de Louvain à Anvers. On a, du règne de Cbarles-le-Téméraire, des florins d'or appelés florins de S^-André, parce qu'ils sont marqués d'un S^-André portant sa croix, qui est, comme on sait, la croix de Bourgogne; des briquets d'argent et des gros. Le nouvel bôtel des monnaies fut établi à l'angle de la i)lace du Rivage et de la rue du Couvent. Sons Maximilien et Philippe-le-Beau (de 1481 à 149:3) la monnaie d'Anvers fournit des demi-dorins d'or, des demi et des doubles réaux d'argent, des demi-sols d argent, des Pbilippes {PliHipsguldens) avec l'empreinte de S'-Philippe, portant l'écusson de Bourgogne, des deniers de cuivre et la i)etite monnaie de billon si longtemps conservée en Brabant sous le nom de negenmannelîens. Le signe de la monnaie d'Anvers était une main apaumée, empruntée à ses armoiries.

L'empereur Frédéric lll étant mort au mois d'août 1495, Maximilien fut appelé à lui succéder au trône impérial. Il se rendit

(1) Plusieurs de ces boinrs existent encore ou ont été reiinuvdf't's : à Danilnu^'ge, à Tentiée (I(î lîerclieui et au Kiel, entre la route de S'-I'ernard el la eliaussée de Malinc^.

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on Allemaj»iio cl hienlôt après il abandonna la lygencc des Pays-Bas, qu'il n'avait exercée qu'au nom de son fds Philippe.

L'histoire nationale, qui ne juge les princes que d'après le bien ou le mal qu'ils ont fait à leur pays, doit sévèrement juger Maximilieu. Continuant la politique des ducs de Bourgogne, il acheva de miner les franchises communales et provinciales, non, comme on l'a dit, pour préparer l'unité administrative, mais pour établir le despotisme. Ses progrès dans cette voie avaient été souterrains, mais rapides. Voici ce qu'en dit un écrivain étranger, qui a mieux compris notre histoire que la plupart de nos écrivains nationaux qui ont fait de l'histoire officielle et de convention : « S'alliant lui-même avec la bourgeoisie, il avait anéanti la noblesse. Une fois le pouvoir ainsi obtenu , il se tourna contre la bourgeoisie. Pas à pas il foula aux pieds toutes les libertés que sa femme et lui avaient juré de protéger. Il avait dédaigné l'autorité du « Grand privilège » et de toutes les autres chartes. Les bourgmestres et d'autres citoyens avaient été décapités en grand nombre, pour en avoir appelé à leurs statuts contre les édits du Régent, pour avoir réclamé un congrès général, d'accord en cela avec la loi formelle. Il avait proclamé que tous les biens territoriaux, en cas d'absence d'héritiers mâles, devaient écheoir à son propre trésor. Il avait falsifié la monnaie et par là autorisé les malversations de tous ses agents, à partir du Stadhouder jusqu'à l'employé le plus infime. Si tant d'oppression et de duplicité ne justifiaient point la résistance des Flamands à la gestion de Maximilien, il serait difficile de trouver un motif plausible, dans les affaires politiques, pour refuser de se soumettre aveuglement au despotisme (^). »

Si, malgré ses actes d'arbitraire, malgré l'emprisonnement et la mort de leurs bourgmestres, les Anversois finirent par se mon-

(1) La révolution des Paijs^Dufi aU XVI^ siècle, par John Lollirop Motley, fiadiiit de r.inglais par Gustave Jottrand et Albert Lacroix, tome I, p. 99.

trer les partisans de Maximilien, c'est que l'égoïsme mcrcanlite commençait à étouffer chez eux la conscience du citoyen. Dans la guerre qu'il avait soutenue contre les Brugeois, les Anversois voyaient surtout la ruine prochaine d'une ville rivale qui depuis des siècles absorbait tout le commerce maritime de la Belgique et ils comprenaient que l'abaissement de Bruges devait tourner à leur propre avantage. Ils apprirent plus tard quelle récompense la maison d'Autriche réservait à leur fidélité.

Quoi qu'il en soit, les règnes de Maximilien et de Philippe-le- Beau avaient été pour Anvers une période de bonheur et de prospérité. Grâce aux progrès du commerce, la richesse publique s'était considérablement augmentée ; de magnifiques édifices s'étaient élevés et, pourles esprits clairvoyants, l'avenir se présentait sous la figure de l'Abondance, dont la corne magique déversait dans ses murs les trésors de l'univers.

TOJlUEAr D ISAliKLLR DE l'.OllUîON.

Oriiail jadis l'^bbayc de S'-Micliel et fut brisé par les Icoiioclaslos an \VI° siècle — La slaUu- en bronz» lie la princesse el la partie supérieure du monument se trouvent aujourd'hui au Musée.

CHAPJTKB XVII.

1>H1LIPI>E-LE-REAU. — MARGUERITE D ALTRICUK. — CilARLES-QUlNT.

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