CHAPITRE XXV
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L'échec éprouvé devant Anvers par le duc d'Alençon fut pour lui le commencement d'une série de désastres qui ne finit qu'à sa mon. Obligé d'opérer sa retraite, au mois de février, à travers un pays inondé, il perdit beaucoup de monde dans les marais du Rupel et de la Dyle. Son entreprise, il est vrai, n'avait pas partout aussi mal réussi qu'à Anvers ; ses gens étaient parvenus à se rendre maîtres de Dunkerque, de Dixmude, d'Alost, de Vilvorde et de Termonde; mais ils avaient échoué à Ostende, à Nieuport et à Bruges. Ce qui surtout était perdu d'une manière irrémédiable, c'était le prestige de son nom et la confiance en sa bonne foi.
Cependant les motifs de haute politique qui avaient engagé les États et le prince d'Orange à faire choix du duc d'Alençon n'avaient pas cessé d'exister. C'était toujours par lui que l'on espérait obtenir, contre l'Espagne, le secours efficace de la France et de l'Angleterre. Malgré l'indignité du personnage, malgré sa félonie, le prince d'Orange