‹ Histoire de la ville d'AuxerreChapitre 19 sur 71 · II. 27 mai , publication de la paix avec l'Angleterre · texte numérisé non relu

II. 27 mai , publication de la paix avec l'Angleterre

III. 8 juillet , un Commissaire d'artillerie fit débarquer , sur le port , vingt pièces de canon et une grande quantité de munitions de guerre , qu'il fallut faire garder par la milice jusqu'à nouvel ordre. \. 1 63 1 , n. vu.

IV. 26 juillet , une brigade de neuf Archers , commandée par le sieur Rivière , Lieutenant du Grand-Prév6t , séjournant à Auxcrre , une querelle s'engagea entre quelques Archers et des habitans ; les autres Archers se joignirent aux premiers, il en fut de même du côté des habitans ; il en résulta un combat dans lequel les Archers furent écrasés par le nombre , pillés dans leurs effets, et contraints de s'échapper par la fuite. Les Officiers municipaux se hâtèrent de porter plainte au Bailliage ; mais tandis qu'à leur diligence , on faisait le procès aux plus coupables , Robert et Choppin , ils furent cux-mÊmes mis en prévention , et traduits au Conseil , sur la plainte du Lieutenant Rivière , et d'un des Archers , Mabeste , qui avait été le plus grièvement blessé. Des décrets d'ajournement personnel furent lancés contre M. Chevalier , Lieutenant général , comme chef de la police , M. Leprince , Maire , M. Regnaudin , Procureur du Roi , MM. Edme Jodon , Philippe Vincent , Echevins , et Christophe Froment , Bourgeois. Ces trois derniers furent envoyés à Paris , et subirent interrogatoire. Ils n'en furent pas moins

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emprisonnes. Cependant , sur leur demande , la liberté' provisoire leur fut accordée , mais à la charge de rester à la suite du Conseil , sans désemparer , à peine d'être réputes convaincus de culpabilité. Le môme arrêt ordonna qu'à leur diligence , le Lieutenant général , le Maire et le Procureur du Roi satisferaient aux décrets donnés contre eux , et suspendit ces derniers de leurs fonctions. Ceux-ci se hâtèrent d'obéir, et subirent interrogatoire , après lequel ils furent, comme les autres , mis à la suite du Conseil , jusqu'au i5 novembre , qu'un arrêt termina le procès. La Communauté des hahitans fut condamnée , envers le Lieutenant et ses Archers , en 3 ,44^ livres de réparations civiles ; envers Mabcste , en ^oo livres d'indemnité particulière , comme aussi à lui servir une pension viagère de 3oo livres , payable à Paris ; à l'effet de quoi il fut ordonné que les habitans seraient tenus de fournir une caution solidaire domiciliée à Paris. La ville supporta en outre une masse énorme de frais.

V. 3o octobre , les Religieux de S. -Germain embrassent la réforme de S. Maur. Octave de Bellegarde , qui, en 1610 , était devenu Abbé de S.-Gcrmain, y ayant fait profession, et résidé pendant quatre ans , avait reconnu que la règle de S. Benoît , déjà rétablie dans ce Monastère, en 980 et 1096, y avait été , encore une fois , oubliée et méconnue. Regardant comme indispensable une troisième réforme , il s'en occupa , aussitôt qu'il fut promu à l'Archevêché de Sens , et se trouva Métropolitain , en même temps qu'Abbé de ce Monastère. De concert avec l'Evêque

d'Auxcrrc , il s'adressa aux Supérieurs de la Congrégation de S. Maur , el les trouva disposés à seconder ses vues. D fallut ensuite amener les Religieux de S.-Germain à subir la reforme , ce qui fut plus difficile ; enfin il y parvint. Dora Placide , visiteur de la Congrégation , et Dom Bernard- G evau dan , Procureur général , amenèrent dix Religieux de choeur , qui , avec les anciens, ne formèrent qu'une seule Communauté, à la tête de laquelle fut mis Dom Placide , en qualité de Prieur.

I. La Baronne de Chantai qui, en 1610 , avait fondé à Annecy , sous la direction du célèbre Evêque de Genève , l'Ordre de la Visitation , et avait déjà en France un grand nombre de maisons , désira en établir une à Auxerrc. Elle en demanda l'autorisation au Corps municipal ; qui la refusa , le 24 août. V. i656 , n. x.

II. 25 août , la ville est contrainte à payer 2,640 livres , pour son contingent dans les frais de l'habillement accordé à l'armée d'Italie.

III. icr septembre, la contagion qui avait disparu sur la fin de 1 628 , afflige de nouveau les environs de la ville , et l'on s'empresse de fermer les portes d'Eglény et de Chante-pinot. Les autres sont gardées avec une consigne sévère contre toutes personnes provenant des pays envahis par la maladie.

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