I. 24 janvier , arrêt du Conseil d'Etat, qui confirme
3 1 8 CHAPITRE xm ,
la scntenco de l'Intendant, du 25 novembre 1679,
contre les sieurs Landry et Lcgcndre.
II. 26 avril , MM. Fernicr , Maire , et Deschanips , Gouverneur du fait commun , sont députes aux Etats convoqués à Dijon, pour le 5 mai. Ils y obtinrent un décret depuis long-temps réclamé par la ville. L'entretien du pont était habituellement une charge excessive, que seule elle avait supportée jusque là. Les Eta s arrêtèrent enfin que les réparations considérables et urgentes que nécessitait l'état de ruine de ce pont , l'un des plus anciens du Royaume , ainsi que toutes celles à y faire à l'avenir , seraient payées au moyen d une imposition assise , moitié sur la Province , et moitié sur le Comte.
III. 3 mai , arrôt de la Cour des Aydes , qui , en rappelant tous les titres des habitans à la franchise du droit de gros , même pour les vendanges qu'ils récoltent dans leurs vignes hors du Comté , et qu'ils amènent immédiatement à Auxerrc , réforme la sentence des Elus de Tonnerre , du 1 2 août 1 680 , et décharge les habitans poursuivis par Nottin de toutes les condamnations prononcées contre eux. Nottin se pourvut aussitôt au Conseil. V. n. vi.
IV. 28 juin , assemblée des habitans. M. Félix Boucher , Prévôt , est nommé Maire ; M. Robinet , marchand , est élu Gouverneur du fait commun ; MM. François Dclilc , Avocat , et Claude Miote , Procureur , sont nommés Echevins.
V. La répartition de la taille était toujours une source de désordres et de haines entre les habitans. D'une part , pour échapper à celle obligation , un err-
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tain nombre de Bourgeois, qui ne trouvaient ni dans leur naissance , ni dans leur état , une cause <F exemption , achetaient , à bon compte , de ces innombrables offices de valet que le Roi avait attachés à sa maison , ou à celle des Princes , et mettaient aussitôt sur leur porte la redoutable inscription : Officier du Roi. De ce moment aucun collecteur , aucun homme de guerre , n'osait franchir le seuil de cette maison. D'un autre côté , entre ceux que rien n'avait pu soustraire à l'impôt , la répartition n'avait pour régulateur que 1 arbitraire des Assécurs ; dont l'unique base était la notoriété publique , ne se fondant elle - môme que sur des apparences souvent trompeuses. De là résultaient des maux sans nombre, et la ville se dépeuplait sensiblement. Les Officiers municipaux reconnurent qu'enfin il fallait chercher un remède à ce déplorable état.
Ils voulurent , d'abord , s'assurer de la nature des exceptions auxquelles ces Bourgeois , devenus valets de Cour , pouvaient avoir droit , et le dimanche , 5 juillet , ils firent publier que tous ceux qui , revêtus de ces offices , se prétendaient privilégiés , eussent , dans la semaine , à produire leurs titres au Secrétariat de la ville , sinon , qu'ils seraient , de suite , imposés à la taille. Le i3 août, ils s'adressèrent aux Elus généraux de la province , leur exposèrent courageusement les injustices notoires et scandaleuses que , depuis plusieurs années , les Asséeurs avaient commises , par la modicité des cotes données aux riches et Vénormiié de celles des pauvres; ajoutant que cette iniquité était , surtout] t palpable sur les rôles des
dernières années , dont le résultat mettait la ville dans le plus grand accablement , et occasionnait la désertion d'une partie des habitans. Pour faire cesser ces maux , ils conjurèrent les Elus généraux d'envoyer un commissaire diriger l'assiette des tailles pour Tannée suivante , et poser des règles qui pussent , au moins pendant plusieurs années , empêcher le retour des injustices.
Leur demande fut accueillie par les Elus , et M. Prospcr Bougy , l'un d'eux , ancien Maître des Comptes , arriva le 2 octobre. Une assemblée générale avait été convoquée pour le même jour. 11 s'y trouva , et proposa aux habitans de choisir les quatre personnes les plus dignes de leur confiance , dans les divers rangs des contribuables , et de les charger de faire un râle de pied , c'est-à-dire , de repartir une somme de 1000 livres entre tous ceux qui devaient la taille , pour servir de modèle invariable dans toutes les repartitions , sans que les Asse'ctirs pussent s'en écarter , ni pour l'année , ni pour les suivantes , à moins d'y être autorises par une ordonnance expresse des Elus ge'ne'raux. Il s'appuya sur un arrêt du Conseil d'Etat , qui prescrivait ce procède pour la Bourgogne , et n'avait pas été exécuté dans le Comté , parce que sa réunion à la province était récente. Les quatre citoyens à qui cette opération délicate fut confiée, et qui , conséquemment , jouissaient alors de la confiance la plus générale , furent MM. Baudesson , Conseiller, Antoine Mérat , Procureur , Jean Robinet , marchand , et Louis Blonde , bâtclb'cr. Leur râle , auquel ils travaillèrent sous les yeux de M. de Bougy , coin-
prit 2,000 cotes , dont la plus faible était de 3 deniers , et la plus élevée de 3 livres i4 sols. V. 1697 , n. 111.
VI. 5 décembre , arrêt du Conseil qui rejette le pourvoi du fermier des Aydes , contre l'arrêt du 3 mai.
VII. Chaque fois que les Officiers municipaux s'occupaient de prévenir les injustices dans l'assiette de la taille , ils étaient dénonces comme en commettant euxmêmes dans le logement des gens de guerre; ils lavaient été en 1678; ils le furent encore cette année , et ils l'apprirent d'une manière qui les blessa vivement. Le 24 décembre , le Lieutenant général du Bailliage leur fit signifier , par un sergent , copie d'une ordonnance du Roi , portant que « S. M. in- » formée que les Maire, Gouverneurs et Echevins » d'Auxcrre , dans la distribution du logement des » gens de guerre , exemptent leurs parens et amis , h ordonne que le règlement de i65i soit strictement * exécuté; qu'un contrôle soit tenu; que , tous les » six mois , le Lieutenant général du Bailliage de » Sens se transporte à Auxerrc , pour examiner le con- » trôle , et recevoir les plaintes des habitans lésés , » s'il y en a ; ordonne également que les Maire , » Gouverneurs et Echevins aient à faire copier la » présente ordonnance sur le registre de leurs con- » cuisions. » Doublement piqués du fonds et de la forme de cette réprimande , les Officiers municipaux députèrent deux Echevins à M. le Lieutenant général pour lui faire des représentations , et le prier de leur communiquer l'original de l'ordonnance. M. Marie, offense lui-même de leur demande, qui supposait que
Il 21
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î,i copie signifiée pouvait n'être pas fidèle , déclara sèchement aux députes que cette copie devait suffire pour qu'on eût à obtempérer à un ordre du Roi , sans plus délibérer. Les Magistrats crurent qu'ils seraient plus favorablement écoutes du Ministre de la guerre , et lui écrivirent ; mais c'était le sévère M. de Louvois : il leur repondit , le 3o , que le Lieutenant général avait fait son devoir, et qu'ils ne devaient penser qu'à faire le leur. L'ordonnance fut donc transcrite sur le regîs- I re , où elle est encore.
I. Au mois de mai, le Maire fut prévenu que le Roi viendrait coucher, le 3o, à rÉvêche, mais qu'il défendait expressément de rien faire qui put occasioner la moindre dépense. Sans cette défense , les frais du cérémonial eussent écrase la ville : Louis XIV, dans ce voyage , avait avec lui presque toute sa cour, qui était très-nombreuse. Il devait ainsi parcourir la Bourgogne, l'Alsace et la Lorraine, donnant à cette tournée les apparences d'une partie de plaisir, quand son but réel était de visiter les frontières, et de tenir en haleine les troupes répandues en camps volans dans ces trois provinces.
Le 29, le Maire reçut de Joigny, où le Roi venait d'arriver, des lettres de deux de ses Ministres : MM. de Château-Neuf et Phc'lipeaux , renouvelant l'ordre de s'abstenir de toute espèce de cérémonial. Enfin , le Roi arriva le 3o; il fut reçu, à la porte S.-Simon , par le Corps municipal, qui lui présenta les cle's de la ville.
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sans harangue ni compliment, et le conduisit à l'Évêchc. Ainsi Auxcrrc eut, jusqu'au lendemain matin, tout ce que la France avait alors de plus illustre : le Roi , la Reine , Monsieur et Madame , ainsi que les Princes , les Seigneurs et les Dames les plus en faveur ; jusqu'à madame de Maintenon, déjà en crédit, et madame de Montespan, qui s'efforçait vainement des'y maintenir (i). Au moment où l'Évûquc, M Colbert, accompagne de son Chapitre, alla au-devant du Roi, le Prince et toute sa cour remarquèrent avec surprise un des Chanoines hotte et eperonné , ayant , sous son surplis , un habit de guerre, ëcarlatc , galonné d'argent sur toutes tes coutures; sur le bras gauche , une aumusse et un faucon ; sur le surplis , un baudrier brode arme dune épéc , et à la main droite un chapeau gris orne d'une plume blanche. Ils en demandèrent l'explication àl'Evôque : c'était M. le Comte Ccsar-Philippe de Chastellux , usant du beau droit of* fert par le Chapitre reconnaissant au Sire Claude de Chastellux, et à ses descendans , en i^i. Le Roi lui-même le complimenta sur la rare prérogative dont jouissait sa famille. Quelques courtisans voulurent plaisanter sur les bigarrures de cet habillement : « Ne » badinez pas , leur dit le Roi , il n'y a aucun de vous 9 qui ne dût se faire honneur d'un pareil titre. »
Lè lendemain matin, Louis XIV et son brillant cortège quittèrent Auxerre , après avoir assiste à la messe dans la cathédrale.
(i) \. Ilist. èc Louis XIV, par Reboultt , t. v , j». 171 , ri par l.*rrry , I. ▼ , p. 1 16.
Le 5 juin , M. le Dauphin , qui allait rejoindre le Roi , ne fit que traverser la ville.
H. Très-probablement, les habitans, en 1667, possédaient et avaient cache' beaucoup plus d'artillerie que n'en porte la conclusion du 3 mars de celte année, et le Gouvernement avait découvert, en partie, l'infidélité* des déclarations faites à cette époque ; car, le 26 juin , un Commissaire d'artillerie , Charlcs-Henaut de Mont igny , se présenta auCorps municipal , avec une commis sion portant çuil était chargé de j aire la recherche d* un ùùft nombre de pièces de canon de fonte , çuon dit cachées et recélées depuis long-temps dans certains lieux. Le Maire le conduisit à l'Abbaye de S.-Gcrmain , on il inventoria trois canons de 5 pieds 5 pouces, deux de 5 pieds 1 pouce, pesant ensemble 2,1 85 livres, et i5 arquebuses à croc, en façon de fauconneaux. Il laissa le tout à la garde du Maire jusqu'à nouvel ordre. V. n. vi.
III. 26 juillet, assemblée des habitans; élection de M. Jean Drinot, Gouverneur du fait commun; de MM. Jean Chachcré, Conseiller, ctEtiennc Boucher, marchand , Écbcvins, et de M. Grasset, Procureur, Procureur-syndic.
IV. Le 23 août, le sieur Landry, fermier , ignorant sans doute les jugemens rendus en 167 1 contre Chaponel , son prédécesseur , renouvela ses. prétentions au vingtième sur le prix de toutes les ventes de bois , de draps et d'animaux à pied fourchu. Escorte de ses commis armés , il se présenta chez plusieurs marchands, se fit représenter leurs livres et payer son droit. Mais,
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sur la plainte qu'ils en portèrent aussitôt , tous les autres marchands et les Officiers municipaux intervinrent. Effraye à son tour, et mieux conseille , il se hâta de transiger et de restituer tout ce qu'il avait reçu. V. 1686, n. m.
V. Si, au printemps, les hahitans avaient eu le spectacle éblouissant de la magnificence des Princes et des Grands, à l'automne, ils purent reconnaître que toutes ces grandeurs sont aussi fragiles et passagères que l'existence du plus obscur prolétaire. Durant celle dernière saison , on ne fut occupé qu'à des services funèbres pour deux de ces grandeurs tombées. La Reine, âgée seulement de 45 ans , qui , le 3o et le 3 1 mai , s'était montrée à Ànxcrre , encore pleine de grâces et de santé, au retour de l'agréable voyage où elle avait accompagné le Roi, avait, le 3o juillet, et en trois jours , passe rapidement de ce brillant état à la mort , aux regrets unanimes de la France. On la pleura , disent les historiens, comme la meilleure Reine quon eût eue depuis long-temps. M. Golbert, ce Ministre si puissant , si favorisé de la fortune et du Monarque , qu'Auxerre avait aussi vu dans tout l'éclat que peuvent donner les grands talcns et le pouvoir, avait également succombé , le 6 septembre , après huit jours de maladie , à l'âge de 64 ans.
L'Abbesse des Bernardines , sœur de M. Colbert , fut la première à payer le tribut de son affection et celui de la reconnaissance de son Monastère à la mémoire de ce Ministre, par un service auquel assistèrent toutes les autorités , le 10 et le 1 1 septembre.
Le i" et le 2 octobre , pareils honneurs furent rendus à la Heine , par le Corps municipal , dans la cathédrale, où l'on observa le même cérémonial qu'au service de Louis XDl, en i643. L'oraison funèbre fut prononcée par M. Marie, Chanoine et Docteur en Sorbonne. Le 4 et le 5 , un second service fut célébré au nom du Chapitre , et il y en eut successivement dans toutes les églises.
Enfin , le 1 4 et le 1 5, semblable cérémonie dans l'église des Cordelicrs , pour M. Colbcrt, sur la demande des Officiers municipaux, et aux frais de la ville, en reconnaissance des obligations très-singulières qu'elle lui avait des peines et des soins qu'il avait eus pour la conservation de ses intérêts» On voit , dans la relation de ce service , qu'au milieu du choeur la Chapelle ardente cuit ornée d'autant de cierges qu'il s'était trouvé de chandeliers d'argent dans toutes les églises de la ville, que M. TEvêque ainsi que les Corps religieux et laïcs, y avaient été invites ; qu'enfin il y avait eu une semonce générale par deux femmes , chargées aussi de porter pain et vin à f offerte.
VI. Le 28, un nouveau Commissaire d'artillerie vint réclamer les pièces inventoriées le 26 juin , et les fit partir pour Besançon. Il fit , mais inutilement , de nouvelles recherches : celles cachées le 29 mars 1 667 échappèrent à ses investigations. Cet événement ajouta aux regrets de lapertedeM.Colbert.il avait fait payer à la ville le prix des premiers canons enlevés; mais quelques démarches qu'aient faites les Officiers municipaux, ils ne purent rien obtenir pour les derniers.
I. 6 janvier, Te Deum et réjouissances pour la naissance du fils du Dauphin, Philippe, Duc d'Anjou, depuis Roi d'Espagne.
IL Le 24 février, les Officiers du Bailliage et ceux de la ville se réunirent au sujet de la reprise , par le Duc de Nevers, de sa demande tendante à ce que le Donziaîs fût distrait du ressort du Bailliage. On arrêta que, de concert, on continuerait à résister à cette prétention f mais que la ville ne contribuerait aux dépenses que pour un quart , le surplus devant être supporté par les Magistrats et le barreau, plus directement intéressés. V. 1703, n. 1.
III. 2 juillet, assemblée des habitans. M. Claude Billard est élu Maire, pour la cinquième fois. Les nouveaux Echevins sont MM. Louis Leroi , Avocat , et Pierre Leclerc , Procureur.
IV. 3, arrêt du Conseil, portant que les créanciers de la ville qui n'ont pas été payés , à défaut par eux d'avoir réclamé dans le délai et la forme prescrits par l'arrêt du 10 février i663, seront définitivement déchus , s'ils ne se présentent pas dans les six mois de la^ublication de cet arrêt au prône des paroisses ; et , dans le cas de leur déchéance , ordonne que les deniers restant dans la caisse du Receveur seront employés au profit de la ville.
V. Probablement, M. Billard, dans l'exercice antérieur de ses fonctions de Maire, avait, plus d'une fois , regretté aue l'Hôtel de Ville n'eût plus de porte
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de derrière , et reconnu qu'il e'Iait convenable de donner
aux Officiers municipaux , s'ils y étaient assaillis par
des séditieux, un moyen de leur échapper; car un de ses premiers soins fut de procurer à cet Hôtel une issue par la cour du Palais. Il le dit ingénument dans la requête , qu'avec le Gouverneur du fait commun et les Echcvins , il présenta à ce sujet au Lieutenant gênerai. Ils y demandent cette issue pour V utilité publique > cl la conservation de leurs personnes. Au surplus, il ne s'agissait que de faire revivre un ancien droit.
Effectivement , le i3 mars 1 5-78, Henri III, à la recommandation du Duc de Mayenne , avait , par des lettres patentes , permis aux habitons de prendre dans les dépendances de son châtel d Au* erre , une place suffisante pour y bâtir un arsenac , à l'effet d'y mettre à couvert leurs pièces d'artillerie , munitions et armes , ainsi que d'avoir , pour l'entrc'e et la sortie de cet arsenac , T entrée libre par la cour du dit chdtel. Philibert Robert , Trésorier gênerai des finances de Bourgogne , était venu à Auxerrc , le 19 août 1 583 , et en exécution de ces lettres , avait délivre aux habitans un emplacement de 19 toises de long , sur six de large , entre le jardin de l'Hôtel commun et la prison. Cependant , ce projet d' arsenac avait e'te abandonne ; une partie de l'emplacement avait e'te réunie au jardin de l'Hôtel commun ; et du surplus , lors de la restauration du Palais , on avait agrandi la prison, l'ne porte même avait e'te' ouverte sur la cour du Palais ; mais , depuis l'aventure du G octobre 1 656 , elle était murée , et c'est pour la faire rouvrir que M. Billard .«dressa à M. le Lieutenant général, qui l'y autorisa,
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sur le vu des lettres patentes de i5y8, par un jugement rendu avec le Procureur du Roi , le 21 juillet»
I. 27 avril , publication et affiche d'une ordonnance de M. le Prince de Condc' , Gouverneur , contenant Tordre d'empêcher par tous les moyens possibles , qu'il soit fait des levées d'hommes pour des Princes étrangers.
IL 27 mai, MM. Billard, Maire, ctChacheré, Echevîn , sont députés aux Etats convoqués à Dijon pour le 6 juin. Un subside extraordinaire y fut demandé par le Roi. L'assemblée , ne pouvant le refuser, le fixa à 25o,ooo livres. V. 1686 , n. t.
III. 5 juin , enregistrement au Bailliage , publication et affiche dans la ville, des lettres patentes du mois de mars précédent , par lesquelles sont établies quatre nouvelles foires à Auxcrre, devant se tenir, chaque année, les lundis avant la Chandeleur, avant Pâques fleuries^ avant la Pentecôte , et avant la Notre-Dame de septembre. Le Corps municipal , en les demandant , avait dit que la ville \ qui autre/ois était considérable, avait déchu , à cause de la diminution de son cornmerce. V. n. vi.
IV. 8 juillet , élection de MM. Jean Gentil , marchand , Gouverneur du fait commun ; François Leroi , Conseiller , et Etienne Billctte, marchand , Echevins ; Etienne Mousse , Procureur , Procureur-syndic.