‹ Histoire de la ville d'AuxerreChapitre 38 sur 71 · V. Le i4 août , le Maire fait publier et lire par le · texte numérisé non relu

V. Le i4 août , le Maire fait publier et lire par le

de la vîtte , dans les carrefours , L'arrêt du

de la ville qu; n ont pas réclame leur paiement ; ainsi qu'un second arrêt du même jour , portant que , si une

au quadruple de la somme demandée , lors même que le

été fait à son auteur , et qu'il preten* ravoir ignoré. V. 1686 , n. t.

VL Le 8 septembre , se tint la première des foires par les lettres patentes du mois de mars. Le des marchands fut si considérable , que, les places publiques ne pouvant pas les contenir, un grand nombre se plaça dans les rues ; beaucoup de propriétaires des maisons devant lesquelles ils étalaient leurs marchandises , en ayant pris occasion de les rançonner , ces marchands s'en plaignirent , menaçant de ne plus venir aux foires suivantes , si on ne leur fournissait pas des places gratuites. Le Corps municipal les rassura ; et le 16 , fit publier et afficher une délibération portant « défense aux ha bi tans , de quelques » conditions qu'ils soient , d'exiger directement ou in- » directement , aucune chose des marchands qui cta- » leront leurs marchandises devant leurs maisons, » sous peine d'amende , et autres peines de police » générale. »

I. Le i5 mars , le Conseil d'Etat rendit deux arrêts dont furent agîtes violemment les esprits daosÀuxerre.

Le premier avait e'té sollicité par la majorité des habitans, secondée par le Corps municipal, dans le juste désir de faire contribuer les privilégiés aux frai* de l'administration de la ville , dont ils profitaient comme les autres. Effectivement , cet arrêt , en portant les dépenses annuelles à 7,4*8 livret 16 sols, autorisait le Corps municipal à établir sur tous les domiciliés , sans égard à aucun privilège, et en proportion des facultés , une taille appelée négociaîe , devant s'élever annuellement , en principal , à 3, 200 livres. L'exécution de ce premier arrêt éprouva de vives oppositions de la part de ceux qui , à l'ombre de lèur franchise , étaient habitués à plaindre les taillables sans les aider; mais ib étaient en minorité dans la population; le Gouvernement étant contre eux , ib furent obligés de fléchir et de payer. V. 1674 » n. rv.

fl en fut autrement du second arrêt. 11 contenait la répartition des 25o,ooo livres promises au Roi par les Etats de Bourgogne , l'année précédente , et ordonnait , en fixant le contingent d'Aùxerre à 3 3, 000 liv. , d'en faire l'assiette sur les taillables , sans le concours des privilégiés. Cet énorme fardeau , plus pesant que la taille ordinaire , ajouté à ceux que le peuple supportait déjà seul , l'irrita d'autant plus qu'il en voyait affranchis ceux qui avaient la meilleure part dans les richesses et les honneurs. Son exaspération s'éleva donc à un tel degré, que les Officiers municipaux, effrayés des propos menaçans circulant autour d'eux, s'empressèrent de solliciter du Mmistire , d'abord , un sursis ; puis la conversion ac cette tau le extraordinaire en un impôt indirect, affectant également toutes les classes des ha-

bitans. Le sursis fut accorde ; il ne fut même plus question de cette dette , pendant long-temps. V. 1692 , n. 1.

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