‹ Histoire de la ville d'AuxerreChapitre 41 sur 71 · III. Il s'était introduit pour l'assiette des tailles · texte numérisé non relu

III. Il s'était introduit pour l'assiette des tailles

par suite de la délibération du Corps municipal , du i3 avril 1679 » un usage <luc k& contribuables regardaient, avec raison, comme un abus de pouvoir. Les asse'curs réduisaient toujours à vingt sols la cote de celui qui parvenait à avoir un emploi à l'Hôtel de ville, quelle que fût sa fortune. Déjà plusieurs contribuables s'étaient réunis et avaient porté plainte contre les asse'curs ; le procès était suivi à la Cour des Aydcs. Pareille demande fut formée contre les asséeurs de 1 699 , et dénoncée aux Officiers municipaux le 24 juin. Ils la firent joindre au procès subsistant. Les lenteurs et les dépenses de la procédure découragèrent les platgnans , et les Officiers municipaux eurent la prudence de laisser périmer l'instance.

IV. 1" juillet, élection de trois Echcvins , MM. Claude Joly , Avocat , Henri Cbapotiu , marchand , et Joseph de la Châsse , Conseiller.

V. La cherté dos grains dont la France était affligée depuis deux ans , et la médiocrité de la nouvelle récolte , ne permettant pas d'en espérer la diminution, la police de Paris prit le parti d'expulser de cette ville les innombrables mendiansqui en encombraient les rues et les églises ; et le 23 août , les Officiers naunicipaux furent informés de cette mesure par le Ministre , avec ordre de fournir à ces malheureux , qu'on faisait retourner dans leur pays , du pain et un abri pendant vingt-quatre heures. Partout on prit la même mesure , ;pour forcer les mendians à rester dans leur pays; là , le Gouvernement voulut que ceux qui seraient incapables de travail fussent nourris par les habitans , cl que les autres fussent punis de leur misère volontaire

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par rcmprisonncmcnt. Le 23 octobre , les Officiers municipaux reçurent de l'Intendant Tordre de faire le recensement des pauvres valides et invalides nés et résidant dans la ville , et de pourvoir aux besoins de ceux qui ne pouvaient pas travailler. S'étant concertes avec les Cures pour ce recensement , ils ne trouvèrent que cent onze pauvres à nourrir. Aussitôt ils arrêtèrent que tous les privilc'gie's seraient invites à se réunir aux autres babitans , pour cette bonne œuvre. En attendant , le Receveur de la ville fut autorisé à faire les avances nécessaires aux personnes chargées , dans chaque paroisse , de distribuer les secours. Son compte fait connaître que ces dépenses s'élevèrent à 1 ,579 livres 6 sols.

VI. Un Edit avait créé des offices de Lieutcnans généraux , Procureurs du Roi et Greffiers de police , dans plusieurs villes , et notamment à Auxerrc ; mais les Etats de la province les ayant achetés dans tout le ressort, une Déclaration du Roi , du mois d'août , réunit ces offices à ceux des Maires , Procureurs du Roi et Greffiers des villes. Elle fut publiée et affichée à Auxerrc , le 10 octobre. Depuis ce moment jusqu'à la révolution , la police a appartenu en première instance au Corps municipal , et sur appel au Bailliage.

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