‹ Histoire de la ville d'AuxerreChapitre 7 sur 71 · MILICE BOURGEOISE · texte numérisé non relu

MILICE BOURGEOISE

Tout homme tenant ménage dans l'enceinte de la ville , c'tait réputé' Bourgeois , et comme tel devait contribuer de sa personne à la garde et à la défense communes. Aucun rang, aucun titre n'en exemptait. Les Prêtres séculiers , comme les Magistrats , y c'taicnt assujétis.On tirait même les Religieux de leurs cloîtres dans les momens de danger. Cependant les Chanoines de S.-Etienne avaient obtenu , des le i5 avril i^Sz , des lettres patentes, rcnouvcle'es le 29 juin 1671 , qui les exemptaient de guet et de garde , sinon en occurrences et nécessités très-urgentes dans lesquelles les

(1) Les premiers nommés , Jacques Chrétien , juge » François I.tprinee et Germain Graille, coosnls , furent obligés d'aller prêter serment an Parle ment. Ces voyages dispendieux eurent lieu jusqu'aux lettres patentes qu'obtinrent les marchands, le 17 août tSj^ , par lesquelles il fut ordonné qne les nouveaux juges seraient reçus au serment parles anciens*

I 2 CHAPITRE XUI ,

Religieux sont tirés de leurs cloîtres. Mais c'était au Corps municipal à décider de la nécessite ; cl il usait largement de celte faculté'. V. 1621 ,n. 1 et rv ; 161 2, n. 1 ; i65i , n. 1.

La milice était divisée en sept compagnies fournies, les six premières , par les six plus fortes paroisses , et la septième, par celles de S.-Picrre-en- Château et S.-Rcgnobcrt réunies. Chacune de ces compagnies avait un capitaine, un lieutenant, un enseigne et un sergent. Indépendamment de ce corps , dont le service e'tait obligatoire , très-souvent il y avait une huitième compagnie organisée en cavalerie, composée volontairement des jeunes gens des huit paroisses, et commandée par un capitaine , un lieutenant , un cornette et deux maréchaux des logis. Chaque compagnie nommait ses Officiers. Celle des garçons ,pour cette élection, s'assemblait à l'Hôtel de ville.

Cette milice n'avait pas d'Etal major. Elle était immédiatement sous les ordres du Corps municipal , qui , dans les circonstances graves, recevait lui-même, et devait faire exécuter, les instructions , soit du Gouverneur de la province , soit de son Lieutenant , soit du Bailli , investi alors du pouvoir militaire. Quand plusieurs compagnies c'taicnt employées pour une expëditiou extérieure , le Corps municipal désignait un des Capitaines pour commander en chef.

Les habitans des faubourgs , ne partageant pas les avantages de la clôture de la ville , n'étaient astreints a aucun service ; si ce n'est lorsqu'en cas d'alerte ou de siège , ils s'y réfugiaient.

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