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aeaaions aient été le siège de ces assemblées; Namantint» alors évèque d'Orléans, assista à deux de ces synodes.
L*église de la Gaule n'en était pas moins sans relations avec Rome; les obstacles à ce qu'elles se rétablissent n'appartenaient pas seulement à la violence des passions qui agitaient les membres de la famille mérovingienne, elles tenaient aussi aux rapports de la monarchie franque avec l'Italie.
Aux guerres que les Mérovingiens se faisaient entre eax, aux révoltes de Sigebert et des Bretons succéda chez Contran ridée d*altaquer Leowighild, roi d'Espagne et de Septimaniei sous le prétexte qu'il était arien et en guerre avec son fila Hermeneghild, zélé catholique (080) ; et quand cette guerre fut, assez malheureusement, terminée pour Contran, les Anstrasiens, conduits par leur roi Childebert II, entraîné par l'empereur Maurice, attaquèrent les Lombards.
Cependant le christianisme se soutenait : Chilpéric, Contran, Childebert, Brunehaut, Frédégonde bâtissaient et embellissaient des églises, et leur dévotion pour les saints allait jusqu'à la plus aveugle superstition.
Chilpéric voulant avoir lavis de saint Martin, pour savoir s*il pouvait forcer Tasile de Tours et en tirer Gontran-Bose(l), l'ami de Môrowig, son fils, qu'il poursuivait aussi, dans cet asile inviolable, lit écrire au grand saint une lettre qu'il déposa sur sou tombeau, accompaguêe d*une feuille blanche, afin que le saint pût répondre, comme si, ayant ce pouvoir, il n*avait pas celui de se donner une feuille blanche ; ce qui semble étonnant c'est que le saiut ne répondit pas.
Contrai^Boso consultait au même moment une sorcière, animée de fespHt Pithon, qui lui prédit, bien à tort, le trône pour Mèrowig.
Celui-oi consultait le sort des saints en plaçant le livre des
(1) Ou IV^^n vl)» puÎMAut princo do l'Austrasie, très remnint et d*UQO loi douuni»o oulro Krôdi^^^nJo ot Prunehsiu^ «ocre le pArti ri puiùre ot Id pnrti Mlion« «uAa ontn» 1« (vArti monarchique es le parti fédôratif de U con^iuoti^.
évangiles, le psautier et le livre des rois sur le tombeau du saint, mais les passages qui s'offrirent à lui furent aussi menaçants que la réponse de la sorcière avait été favorable.
Les plus grands tenanciers^ récemment plongés dans le crime, se convertissaient; c'esl en Tannée 590 que se place la donation d\\g}^îus (saint Ay), ancien comte d'Orléans, à Tabbaye le Saint-Mesmin, de Mici, et à Saint-Aignan, d'Orléans, d'une "^grande partie de ses biens ; actes de munificence attribués ainsi qu'on Ta dit déjà» au miracle des reliques de saint Mesmin, déposées dans la grotte du Dragon.
Le récit des événements, on plutôt les observations qui pré* cèdent, sont les seuls qui intéressent la viîle d'Orléans, depuis la mort de Clotaire P% de Charibert, et le partage de 567, jusju'à la mort de Sigebert, c^est-à-dire jusqu'à rannée 575, et, lussî, depuis cet événement jusqu'au meurtre de Chilpéric, c*est-à-dire jusqu'à Tannée 585, et, enfin, depuis cette dernière date jusqu*au 25 mars 593.
Ce jour-là Contran, mourut, laissant pour seul héritier son neveu, son Ûls d'adoption, Chilclebert, roi d'Austrasie, qui, déjà, avait deux fils : Théodebert et Théodoric ; le roi d'Orléans et de Burgundie fut enterré dans la ville de Gliâlons où il avait fait sa résidence, bien qu'Orléans fût constamment et officiellement la capitale de son* royaume.
Placé au rang des saints, il est un des grands exemples de l'abus de la câDôoisation dans ces temps.
On lui attribue le don des miracles ; il délivra des démoniaques ; il purifia de la peste la ville de Marseille et celle d'Orléans ; une infusion des franges de son maoleau faisait Teffet de la quinine ; enfin, sa mort fut annoncée par une éclipse de soleil qui dura toute la journée.
A ces signes, transmis à la postérité par le grand évêquc de Tours^ saint Grégoire, La Saussaie, Symphorien Guy on, Lemaire, en un mot les principaux historiens d'Orléans ont reconnu la sainteté de ce prince.
En ce qui concerne le miracle de l'expulsion des démons du corps humain, Grégoire de Tours affirme en avoir été témoin: < Quod non habetur à me diubum^ cum ego ipse smpius lar-
vasj energia famulante, nomen ejus invocantes audierim. » Ce qui ne peut être douteux, pour moi, qui ai très souvent entendu les esprits pousses par sa puissance, invoquer son nom et avouer, sous l'influence de sa vertu, leurs propres crimes : t Ac criminiim propriorum gestate, viriuie ipsius discernenle^ fateri. »
Ces détails, qui peuvent se concilier ii ce qui a été dit plus haut du caractère de ce roi d'Orléans, n'ont d'autre intérêt que de faire marcher sur deux lignes parallèles l'histoire des événements et l'histoire des mœurs de celle époque, et ne doivent pas arrêter plus longtemps.
A la mort de Contran, ses possessions, en vertu du droit héréditaire, vinrent accroître le royaume d'Austrasic.
Si la qualification de royaume d'Orléans, donnée à l'immense territoire placé sous raulorité de ce prince a pu avoir une apparence de raison, avant le partage deoGT, qui agrandit les possessions dos enfants de Clolaire de *loute la part de Charibert, il est évident que, depuis la première période, et, surtout, depuis la seconde, cette dénoniinatinn ne peut plus convenir à cetto partie du territoire gallo-franc.
Par suite de la mort de Gonlraii. elle ne peut reparaître, Childebert confondant le royaume d»? Bourgogne avec le royaume d'Austrasic; et on peut dire que, de o03 à 595, époque de la mort de Childebert", ces délimitations se perdent dans cette vaste étendue.
Nous pouvons, maintenant, sans concentrer notre attention sur la ville d'Orléans et son terroire, comme sur un Ktat particulier et séparé des autres parties de l'anoienne province gauloise, les suivre dans renseinhle des destinées de la monarchie franque, dès à présent enln'e d.uis la voie de l'unité.
Une situation politique eoninif celle que ces lois de partage avaient faite à la ville d'Orléans ne piiuvaiL s'elfacer sans qu'elle fut l'objet d'une nd.Milion parlieulière de la part des princes, (|ui continuaient entre eux, jusqu'aux plus grands crimes, les compétitions ambitieuses et passionnées des règnes précédents.
Sa situation topographique exerçait d'ailleurs dans ces
temps, comme elle Ta exercée depuis et jusqu'à nos jours, et comme elle semble destinée à Texercer dans Tavenir, une influence considérable sur les grands événements qui intéressent la France tout entière.
Cette situation s*est réunie à cette circonstance que la ville, depuis Tannée 511 jusqu'à l'année 593, a eu une place assez particulière dans Thistoire de cette sombre époque pour qu'elle se conservât longtemps encore dans cet ordre d'idées.
Le royaume d'Orléans s'est prolongé au delà de son existence ; et cette survivance doit arrêter, encore un instant, notre attention.