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BGLI8BS DU TERRITOIRB SUBURRA».
Au moment de passer à une autre phase historique, aons croyons devoir jeter un regard sur les monuments élerés an culte chrétien, dans ce que nous n'hésitons pas à appeler : la capitale de la Gaule centrale.
Ces lieux de prières, par leur nombre, sont une des justifications les plus considérables du triomphe de cette religion sur celle des ancêtres et sur le paganisme, cette religion de la première conquête.
Si, nous conformant à la méthode que nous avons adoptée, de nous renfermer dans une chronologie rigoureuse, noos examinons les monuments disséminés autour de la ville, nous les verrons se multiplier dans le cycle formé du m* an X" siècle.
Nous les avons signalés, alors que nous avons fait connaître les cryptes sur lesquelles la foi chrétienne est enfin parvenue à élever des oratoires qui prirent, dès leur fondation, presque l'importance d'églises paroissiales.
La préférence donnée par les néophytes, du territoire suburbain sur l'intérieur de la ville, s'explique par l'état du christianisme dans ces temps de persécution, mais peut-être plus encore par l'éloignement que la Gaule centrale avait conservé pour le régime et l'Empire, que par la persécution.
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Dlo i^aciiliquc, au», par la disirtbuUoii intérkmre ém filles, que iu>us uvoBâ «afiisanuueut fait ODnnaiire pour quHl soit intilile d'insister ^r ce point.
Nous laisserons de côté Saint-Marc, ce premier liea où «e Munissaient les chrétiens pour » instruire et se nourrir de la lot évangélique; ce lieu, pour emprunter le langage de Tau- UHÊF de V Histoire monumentale d'Orîéans^ se cachant, alom, à Vombre de grands bois, etp par conséquent, très favorable au mystère qu'il faillait observa.
Mais nous ne devons pas omettre, ici, un autre oratoire très rapproché de Saint-Marc et que Ton représente comme ayant originairement une métairie dans laquelle on abritait les pèlerins, les voyageurs et même les malades ; on lui donnait la qualification d'hospice.
Ce domaine ainsi approprié à quelques actes religieux était tenu U titre d'obédience ; c*aât-à-dire par on ordre de confrérie n'appartenant à aucun ordre monastique.
Cette confrérie s'est créée en Allemagne dès la fin du x* siècle; elle était composée de laïques embrassant la via eommune et
\ donnant eux el leurs biens au service des communautés ^fégulières de clercs et de moines pour vivre sous leur conduite.
Bientôt les femmes se réunirent en confrérie : < il y eut, dit Fleui7, une infinité de Olles qui, renonçant au monde et au iSkariage, se mettaient sous la conduite des prêtres ; à celles-ci
I pémiîrent même dè^ femmes mariées. »
Ce sont les membres de cet ordre qui (\irent placés dons
etta môtatrie par Tabbaye de Saint-Benoît h laquelle ce terri- ^toire attenant à la banlieue de la ville d'Orléans appartenait, eomme une dépendance du domaine que lui avait donné Leodebode, abbé de Saint-Aignan.
Nous devons faire remarquer que la situation deoe domaine,
ir lequel un oratoire avait été élevé, d*abord placé sous le vocable de saint Gervais et saint Protaia, n*est pas unanime* ment Ûxé par les annalistes Orléanais.
L«s plus sérieux, tels que Lematre, La Saussaie et Guyon ne
parlent pas de cet oratoire et de la destination que Tabfoaye
^^ Saint^B^noH lui aurait donnée. M, Vergaaud seul lui con-
sacre un paragraphe monographique aasex détaillé; il le désigne comme étant situé dans une maiion de la rue du faubourg Saint-Marc» portant au moment où il écrivait le n« SS.
Il dit qu'après l'expulsion déflnitive des Norùiands du territoire Orléanais, l'oratoire de Saint-Gervais, à ce moment devenu un prieuré, a desservi la paroisse de Fleuryi près Orléans.
Que, dans la suite, on confia aux religieux qui habitaient ce petit monastère la desserte de la terre Ghanteau.
Et passant à un essai de la désignation des terres attachées à cette institution, il dit que celle-ci étant tombée en commande, ces terres, en tout ou en partie, avaient été cédées parle cornmandataire au cours du xviii" siècle au seigneur de la Brossette, ch&teau situé sur le territoire de Ghanteau, moyennant une rente foncière ; et que c'est en cet état que la Révolution s'empara de ces domaines et les vendit en les morcelant.
Enfin il dit qu'en cultivant les terres de la dépendance de Saint-Gervais on a trouvé des restes de construction, ^attestant que les b&timents avaient eu quelque importance, et des tom- . beaux en pierre.
Tous ces détails, puisés, sans doute, dans les notes de M. l'abbé Dubois, donnent lieu à une grande incertitude sur la situation, non seulement des bâtiments, mais môme sur celle des terres que les premiers religieux, demi-séculierSi cultivaient et celles qui leur furent ajoutées.
Ge doute augmente si on consulte M. de Buzonnière qui, parlant du prieuré de Saint-Gervais, le place dans la partie de la ville située au levant de la rue de la Tour-Neuve, nommée, alors, faubourg Bourgogne.
M. de Torquat place Saint-Gervais 1i quelques mètres de l'église de Saint-Marc, et, par conséquent, accepte la situation désignée par M. Vergnaud.
Ge qu'il y a de certain, c'est que cette institution, remontant au vil* siècle, comprise dans la donation de Léodebode, a été le sujet de plusieurs transformations.
Ces frères, religieux séculiers, possesseurs à titre d'oM-
dience^ par conséquent, à titre précaire, ordre hybride tenant de la religion et du siècle, donnèrent lieu h quelques scandales tels que l'autorité épiscopale fut obligée, au ix*' siècle, de prendre des mesures énergiques pour s'en débarrasser.
Sous Charlemagne, les religieux de Saint-Benoît se résolurent à envoyer, dans cette dépendance de leurs domaines, quelques religieux de leur institution.
En 1359, l'oratoire et les autres bâtiments furent rétablis ; après le siège d'Orléans, il ne resta du prieuré de SaintrGervais et de Saint-Protais qu'une petite chapelle qui changea, dans le cours de son existence, son vocable on celui de saint Phallier.
On se demande pourquoi on a pu choisir ce nom. . Ce saint Phallier, qu'on dit être né à Limoges, et particulièrement honoré à Chabris, diocèse de Bourges, pourrait être une épigramme comme on s'en permettait de nombreuses au moyen âge, soit par ces dénominations, soit par la sculpture, et qui se montrent encore à nos regards étonnés dans Tornementation des châteaux, même dans celle des églises où elles pénétraient jusque sur les stales des chanoines.
Nous craignons qu'il ne faille placer saint Phallier dans la catégorie occupée, entre autres, par saint Bacchus.
Nous n'insisterons pas sur cette réflexion et, continuant nos recherches, nous nous trouvons en présence d'une quantité assez considérable de chapelles et d'églises, toutes, à leur origine, de simples et très modestes oratoires ; et, comme l'époque de leur fondation est très ancienne et, par conséquent, couverte d'une grande incertitude, il sera difficile de fixer un ordre chronologique d'une parfaite exactitude.
Cependant nous croyons devoir les réunir tous, quand même quelques-uns seraient inférieurs en dates à certains autres appartenant au cercle, plusieurs fois séculaires,'' dans lequel nous concentrons nos recherches.
Le premier de ces oratoires, en date après Saint-Marc, est Saint-Euverte.
Quoique nous ayons déjà beaucoup parlé de cet oratoire à roccasion du seigneur Tetradius, nous croyons utile d'y revenir!