|2 HISTOIRE DE 1^\ VILLE
des émissions de monnaie alTaiblie, des retours brusques au régime de la « bonne monnaie forte » ou « monnaie de Saint- Louis ». La chose est du reste difficile, car « Thistoire des monnaies rrivales, de i3c)6 a Tavènement des Valois, n'est pas connue avec précision mi ». Mon intention d'ailleurs plus modeste, est d'apporter à l'étude des monnaies du XIV' siècle la part contributive fournie par les documents que j'ai trouvés aux Archives nationales. Nous y voyons qu'en ilvjq \'Xm} la monnaie parisis se dirisait en forte, moyenne et faible monnaie. Le rapport entre ces monnaies est donné par les comptes en divers endroits.
On y lit notamment que ùj livres parisis. « moienne monnaie y>, en valent 40 « J fort monnaie». C'est le rapport exact de 3 à 2.
Ailleurs, il est dit que 8 livres parisis « fiieble monnaie » valent « à fort monnaie» 4 livres. Rapport exact de 2 à i (2..
Il s'en faut, toutefois, que les compljcations monétaires s*arrétassent-là. A côté de la monnaie parisis, il y avait la monnaie tournois qui, elle aussi, se divisait en monnaie forte et mr)nnaie faible. Toutefois les tournois forts n'appa-
i\; M. Ch.-V. Langlois. professeur à l'Université de Paris, dans V Histoire de France de M. Lavisse (III, chap. v. p. 257).
'2) En tenant compte de ces constatations et en nous reportant aux chiffres indiqués cidessus pour le prix du setier de froment et du setier d'avoine, nous obtenons le prix de chacune de ces denrées à monnaie égale.
I.e setier de hic vendu 9 sols parisis. moyenne monnaie, vaut en forte monnaie 6 sols ; le setier d'avoine, dans ia même monnaie la forte), se vend 9 sols 6 deniers. Si nous comparins ces cours a ceux d'aujourd'hui, nous voyons que la même quantité de froment (un setier se vend environ 23 francs — pour employer un chiflVe rond — et le setier d'avoine se vend 54 francs.
Au XIV» siècle, le rapport entre les deux denrées était de 24 à 58; actuellement il est de 2) a ^4: il est resté, a peu de choses prés. le même.
Quant a la valeur comparée des monnaies, elle serait, en se servant du prix du froment comme base, comme 1 est à 83. c'est-à-dire qu'un sou parisis de l'époque (régulièrement la vingtième partie de la livre) vaudrait 4 fr. IS de notre monnaie.
Mais il ne faut pas prendre a la lettre cette donnée. Le prix du blé est soumis à l'intervention de tant de facteurs divers qu'il faut être prudent dans ces sortes d'évaluations. En France, par exemple, il est soumis à un pours fictif à cause des droits protectionnistes : en faisant abstraction de ces droits, l'équivalence entre le prix du 14» siècle et le prix actuel tomberait aussitôt de i 8? à 1,50. Il importe aussi de tenir compte de causes diverses, tant du côté de la production que du côté d« la consommation, qui peuvent modifier les prix du moment et interdire par suite une con|paraison absolue entre la valeur des monnaies du 14» siècle et actuelle, en >e >crvant du prix du blé comme point de départ.
naissent dans les comptes que j'examine qu'en i329-i33c^. Il semble, à étudier les termes de comparaison, que la relation entre la monnaie parisis et la monnaie tournois ait été de I 2^ à 1. Cette proportion reste assez constante; elle n'existe plus pour les cas où apparaissent les pougeois ou pictavines, les oboles tournois, les oboles parisis. Chaque fois, au reste, que j'ai à citer un article en recettes ou en dépenses, je donne les indications de monnaies portées au compte. Alais on se rend compte, avec cette multiplicité de monnaies, accrue encore par le taux d'émission arbitrairement variable, des troubles profonds que ce système économique dut jeter dans les relations non-seulement commerciales, mais les plus simples de la vie sociale (i). Je n'ai pas à y insister davantage et, sous le bénéfice de ces observations, je continue Tcxamen des recettes qui peuvent nous fournir quelques indications sur l'époque.
l'n détail nous est révélé ainsi, au sujet de l'un des séjours de la reine Jeanne à Brie. Voici l'article que je rencontre dans le compte de i33r).
De la value des xj arpeoz de préz madame à Braye, de la fenoaison CCCXXXVl, doût l'en faucha et coatira ea la maia de madame par Pierre FrançoySi chasielain d'illeuc x arpenz et demi où il ot xiij charretées de foins mis là en garnison pour madame en son hostel, qui lors faisoit son séjour à B^aye, prisié l'arpent xl s(ols) et en autele valeur repris par le receveur sus madame çn despense cydessous pour garnison, pour ce xxij l(ivres) dont il dut pour les fraiz de lauchier, contirer et mettre en grange les x arpenz et demi : Ixxvj 8(ols) vj dfeniers). Demoure pour la value dte la depoille des diz préz pour cest an : xviij l(ivres), iij s(ols). vjd(eniers).
Cet article se complète par un autre incorporé aux dépenses, ainsi que l'annonce, du reste, le rédacteur.
Despense extraordinaire. — Garnisons illeuc : ...Pour la value de la despoille des xj arpens de préz madame à Braye en l'an XXXVI, tant du foing creu en x arpenz et demi des diz préz, fauchié, fenné,
(il L'imbroglio monétaire était tel que le rédacteur des comptes def n29-nio. parlant de Tétat des moulins à eau, écrit : « Testât ou il estoient, quant il furent bailliez, fu prisiez xxxij livres, x sols, monnoie lors courant. »> La convcrMon en tournois ou en forte monnaie n'est même plus indiquée, tant les variîitions devaient modifier chaque fois la valeur du munéraire.
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et mis en granche à Braye pour la garoisoa de l'ostel madame, comme de lerbe de demi arpent des diz préz, prinsc pour faire jongiée en Tostel de madame, qui lors faisait son séjour à Hrayc. prisié Tarpent, miz dedans les fraiz que les x arpenz et demi coustdrent à fauchier, fenner et mettre en granche dont les parties sont cy après (i), xl s(ols).
Je d( »nne en m »tc, ci-dess( >us, à titre de document ciimparatif. les dépenses Inurnies par le compte en ce qui touche cette réc(»lte, je me demande, ici, à quoi correspond la j«.mchcc d'herhes *.< faite en Thostel « de la reine.
(Certes, la présence de Jeanne, à lirie, est plusieurs fois mentionnée dans les comptes « le XXVII* jour de février Tan XXX Je XI février Tan XXXI, le X' jour de janvier Tan XXXIl, le Xllir jour d'avril Tan AK^C^CXXXIII, etc., etc. » : il n'est aucunement question, à ce propos, de jonchée d'herbes. Il faut donc qu'une circonstance particulière provoquât cette action inusitée. Il me parait uMlede rappeler, ici, qu'à l'époque de la Saint-Jean, la coutume était, outre les feux, si connus, de la Saint Jean, de joncher d'herbes odoriférantes les planchers des maisons. II y avait dans cet usage, comme dans beaucoup d'autres, un mélange de superstition et d'hygiène. Les herbes de la Saint-Jean (2) étaient considérées comme douées de propriétés magiques, ayant leur intluence heureuse sur le foyer et les individus: en réalité, leur épandage sur les planchers, leur ./oz/cZ/t'É?. pour employer l'expression
Il Vt)ici comment scxpriment les comptes au sujet de ces frais.
**('/e>t assavoir pour fauchier. fenner, cnniurler mettre en meule) et mettre en granche en lan XXXVI le foinj; «.les x arpon> et demi de pré de prcz fs/Vj madame à Brave, par Pierre Fran(;ovs. cliastelain dilleuc . primo, pour fauchier par |ehan le fauchvur de Braye. iij sols larpent. val ent, xxj sols vj denier» : lUm pour espendre. fenner. mettre en mûrie sic par le dit f.iuclieur entaNche la la tache ou a forfait) xxij sols : item pour amener le dit foing de> préz a roslfl par \v>, voitures de St. ('hîi>tophe et y «)t xiij charretées de foing, xvj sols : item p<»ur avde> a chaisier les charretes et mettre en granche le dit foing. vij sols. Summa (total Ixxvj ï.(»l> vj deiiier> parisis.
Les prix ci-ilessus étaient du reste, comme au;ourd'lnii. variables. Pour Tannée lî»t). par exfmple. le fauchai»»- coûtait S >ols l'arpent. Aujourd'hui se travail se paie de 7 a 8 francs l'arpent, suivant le cas.
le compte de n2t) nous dit en outre que «pour fenner »\ on donnait 5 sols () denier^ l'arpent In homme, employé pendant trois jours et demi à aider a charger le chariot, rtait payé, en totalité. ^ sous. 4 deniers. Le produit de cette année fut de 22 %* chariotées de foinj;. prisiee la <;haiiole.' xx sols»». Hn l>>2. la récolte fut île 24 charretées.
2 11 «si risle, dans la lan<j;u«*. comme un reflet «.le cet usai;e dans l'expression très courante w l«»ules Us herbes île la Sainl-|ean »v
DF nÙIE-COMTE-ROHERT '2^?^
des comptes de la reine Jeanne, devait contribuer à assainir les appartements. Les feux de la Saint-Jean avaient bien pour but de purilier l'air des lieux habités !
La reine Jeanne faisait donc son séjour à Brie, cette année, à l'époque de la Saint-Jean, c'est-à-dire aux environs du 24 juin ; c'est, en réalité, ce que nous apprend le rédac- IciM' des comptes par le détail que nous y relevons.
Les arpents de prés d(»nt il est question ici sont les prés qui s'étendent le long du ru Bertin, qui portent encore le nom, dans les lieux dits, de prés du Roi, Ils étaient administrés directement, comme on le voit, par le châtelain — nous pourrions dire l'intendant — de la reine. 11 en existait d'autres plus éloignés « séanz vers le moulin de Cornilleau » qui n'étaient pas toujours pour le trésor de la reine d'un heureux profit. Nous lisons en effet dans le compte de i333 :
De la value de v quartiers, que pvùz que terres, séanz vers le moulin de Cornilleau (i), que Julien le Bergier souloit tenir et les print de piév'a avant ce que Oudars fut receveur. De ce néant, pour cest an, quar il n'a riens ne n'y iroive l en que penre, cors ne biens ; et pour ce deffaut a il receveur baillié de nouvel le dit héritage à rente ou ferme à personcs plus soullisans; si en rendra l'en es comptes ensuivans le prouffît pour le temps à venir.
Le rendement de ces cinq quartiers n'était pas considérable, puisqu'il n'est porté en recettes que 24 sols par an, mais il n'en reste pas moins acquis, d'après ce qui précède, que le fermier s'était trouvé dans l'impossibilité de les payer et avait pris la fuite. Ceci nous amène à parler du moulin de Cornilleau, d'abord. En 1329, son état témoignait de sa vétusté, d'après le texte ci-après :
Pour appareillier et mestre en estât le moulin de Cournilliau (sic^ qui par deffaut de soustenence et réparacion estoit oiseus et ne povoit niosdre ouquel moulin Madame a les H pars et Jehan Le Cordier la tierce : pour plusieurs missions cheues en ce dont les parties s'en-*
( I , Orthographié en d'autres parties des comptes : Cornigiiau.
suient cy après, à la part de Madame, iiij livres, xvij sols, vj deniers obole (i).
Le moulin fut évalué et estime en i31>o, < vers environ la Saint-Remi », vraisemblablement une fois les réparations exécutées. Il fut « prisié, sur le tout », xiij livres, x sols forz parisis. » Le salaire des experts « de ceux qui prisièrent Testât dou dit moulin » s'éleva à 4 sols, 4 deniers (2).
Nous avons vu qu'en i32() « Testât des tnouHns à eau, quand ils furent baillez à ferme à Jehan Aiilet et à Tirechape, fut prisié xxxiij livres, x sols, monnoie lors courant». Le salaire des expers fut de « v sols fueble monnoie, valans à fort monnoie ij sols, vj deniers, que payèrent les dits fermiers. » Cet extrait du compte de la reine Jeanne est un argument en faveur de la thèse que je soutenais plus haut, relativement à Texistence, autrefois, de plusieurs moulins sur ce point (3), puisque Testimation du moulin de Cornillot est l'objet d'un article spécial. Je trouve, déplus, dans les extraits suivants, l'indication de Tcxtrême ancienneté des travaux hydrauliques exécutés pour ces moulins.
Mentionnons d'abord des répa'ations faites en i33o par les fermiers « à la chaussée devant la borde des diz moulins » et s'élevant à 4 sols. Ce n'est là qu'un détail. En i332, nous rencontrons l'article suivant :
(1) Je crois utile de donner le détail des réparations effectuées ù cette époque, d'après les comptes que j'ai sous les yeux.
*i Parties des missions faites pour le moulin de Cornilliau rapareiller. dont mention est faite cy devant.
Primo pour le merrien à faire enchevestures, esselles pour le channel et pour les portes des esclottoies. pour uns pangnous neuf, vj fors esselles à soustenir le molage dou planchié et pour les cingles à cingler le channel : pour tout livré sus le leu, entasché par Jehan de Mendres, charpentier, xl (40) sols.
lum pour mettre en œuvre le dit merrien, emboitier l'arbre, restreindre la roue et mètre le moulin à voie, entasché par le dit charpentier, xxx (y)) sols.
Item pour XI' de clou, à cingler et restoindre la roue, ix (9) sols.
Item pour I fer, une paletc et uns toreillons nues à ce, prins de Robert le févre, xxx (50) sols.
Item pour une scrreure, I pelle garni pour le dit moulin, v (5) sols.
item pour couvrir la meson dou moulin par Gilet le couvreur, entasché, xij (12; sols.
Item pour glui à ce, par Jehan le cordier, xij (12) sols.
Item pour teille et glaons à ce, iiij (4) sols.
(2) Le moulin de Cornilleau, Cornillot est aujourd'hui la propriété de M. Thibault. Le moulin proprement dit, n'existe plus.
(5i V. page 80.
Pour refaire I taluz de pierre seiche contre la chauciée de l'esclusc des moulins à yaue Madame à Brayé et pour le délivrer de la scmainne après la mi août Tan XXXII par Guillaume Piquart, maçon Madame: c'est assavoir pour Jehan Gouas et Jehan Luquas, maçons, à ce U jours chascun, pour chascun ij sols par jour et pour 1 ayde à les servir par ces H jours, x deniers par jour, valent pour tout ix sols, viij deniers.
Ces travaux d'entretien ne diraient rien si dans le compte de i336 nous n'avions la trace de réparations plus importantes. Celles-ci touchent au canal qui conduit les eaux aux moulins et dans le détail qui va suivre on sent que ce canal devait à Tépoque être extrêmement ancien, puisqu'il était presque hors de service. On sait le soin minutieux que l'on portait alors aux travaux en général, la solidité avec laquelle ils étaient façonnés, surtout en hydraulique où les anciens étaient passés maîtres. 11 fallait donc que le canal d'adduction des eaux fût de date bien reculée pour être aussi endommagé que l'indique l'article suivant :
Pour rappareillier et mettre à point les channieux (pluriel de channel(i) des moulins de Braye par Guillaume Piquart, maçon Madame, environ la Saint Marc évangéliste, l'an XXXV^I : c'est assavoir, conreer (2) de bon conroy l'entrée de la dicte channel, cest chaucier la terre dessouz la channel tout au lonc pour veoir par où les galeries ou auges s en aloient et remettre bonne gloise et bonne terre et bon conroy encontre la dicte channel; pour assembler Tare qui est dessouz la dicte channel (3) faire les II taluz de pierre et fonder à vif fons ; maçonner de pierre et de mortier de chaux ; gazonncr encontre la chauciée de costé les taluz afin de mieux tenir la terre encontre la dicte channel; mettre à point la channel qui aboivre le moulin dessus, qui s'en aloit. et la conréer en tele manière que elle tcnist yaue : pour tout ce faire dont les parties faites et gouvernées par ledit Guillaume Le Piquart sont contenues en une rédule scellée dou scel dudit Guillaume rendue à court, et en a reçu les deniers du receveur : viij livres, iiij sols, x deniers.
(1) Nous avons encore, dans la langue, le mot chenal qui se rapproche du mot canal. Il y avait donc plusieurs canaux ; probablement autant que de moulins.
(2) Nous disons aujourd'hui : corroyer, revêtir de conroy, c'est à dire de terre argileuse et imperméable.
O) Il est à retenir que, d'après cette indication, le fond des canaux amenant l'eau aux moulins était en maçonnerie.
24^^ HISTOIRi: DE LA ViLl.È
On en amvicndra : il sairit bien d'une véritable réfection de tout le système hydraulique actionnant les moulins, et cela me semble justifier ce que j'en disais plus haut.
Du reste, les comptes de la reine Jeanne nous révèlent u ne administration sévère et jalouse de restaurer ou de c^^mstruire suivant les nécessités. C^'est ainsi qu'il nous faut enreij^istrer, à coté des réparations considérables faites aux canaux ou aux bâtiments des moulins à eau, celles qui intéressent le moulin à vent (i). Il nous est resté des réparations faites à ce dernier le détail suivant dans le compte de i33o :
Pour 1 arbre achaté de Tabbesse d'Ierre. estant au bois sur le pié, à faire le fust d'uaae aubaleste au moulin à veut de Braye, laquelle estoil brisiée, par Jehan le Cordier, de Braye, Ixx sols.
lieni. Four abatre le dit arbre ou bois de la dicte abbesse, charpenter, aquarrir et aidier à chargier de son corps et pour abatre ou bois de La Leschière (2) les armeures pour la dicte aubaleste et les paliers, le tout fait par Jehan de Mandres, charpentier, xx sols.
Ilem. Pour amener du bois de la dicte abbesse au leu (Heu) l'arbre dessus dict par Adam le Cordier entasché, xxviij sols.
liem. Pour amener dou bois de La Leschiôre sur le leu le merrien dont Tenfist les armeures et paliers dessus diz, par le dit Adam, entasché, x sols, vj deniers. •
liem. Pour 111 pièces de merrien d'érable à faire les rouliaux ou dit moulin achetées de Jean Gerboust, xij sols.
liem. Pour salaire de Jehan de Mendres, charpentier, à faire les diz rouliaux et monter et faire le paalier et la chaiére et tourner la queue dou moulin, le tout fait en tasche par le dit charpentier, 1 (50) sols.
Ilem. Pour III chevilles de fer à coudre les rouliaux, II lians de fer à lier la dicte aubaleste et XII alemelles de fer à la ferrer, pour tout ce acheté de Robert Le Fôvre, xviij sols.
(1 ) L'emplacement du moulin à vent est connue de tout le monde. Il était sur le point le plus ^levc du pays, à la cote 104 indiquée par la carte d'Etat-major, au-dessus de la Sablière. Sur ce point se dresse aujourd'hui le réservoir des eaux alimentant la ville et le chalet récemment construit par M. Victor Mercier. Le moulin à vent, la Tour de pierre, comme on l'appelait au 18" siècle a été démoli il y a peu d'années. Les pierres ont servi, en grande partie, a construire la grange de M. Derroubaix. à l'angle de la porte des Fontaines etdu boulevard de> Fossés.
« Michel Hoube prend à bail le 24 février 1719 du sieur de Mesme, seigneur engagiste du domaine de Brie, le moulin à vent, appelé la Tour de Pierre, une maison joignant couverte de chaulme. etc.. » (Acte de Saint-Len, notaire a Brie-Comte-Robert — Archives notariales de M'" Camus).
(2; Le bois ou forêt de la Léchelle,
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