‹ Histoire de la ville de Brie-Comte-RobertChapitre 31 sur 58 · IIISTOIUK DE LA VILI.K · texte numérisé non relu

IIISTOIUK DE LA VILI.K

le dépouilla de ses biens et il est douteux qu'il les lui ait

restitués en lui accordant son pardon (i) ».

Je ne m'appesantis pas sur le rôle joué par ce seigneur (21 qui ne touche qu'indirectement à Brie pour en arriver à un seigneur plus local et dont le châtiment fut exemplaire. Perceval de Pommeuse était un des gros propriétaires du sol briard. Nous avons eu l'occasion de voir cette famille citée dans un des comptes de la reine Jeanne (3). Il dut singulièrement se compromettre, car la peine capitale fut prononcée contre lui, et en même temps, cela va sans dire, la contiscation de ses biens. H semblerait que rarrcstati(»n sinon rexécuti< )n de Perceval de P( »mmeuse (4) ait suivi de très près la reddition de Melun dont je parle plus haut. On trouve, en elTet, la trace d'un acte, en date du 2 avril i35<), par lequel « Aubertd'Andresel, (3) seigneur de Gréez, recon-

(1) Félix Pascal, Histoire de Seine-et-Marne, tome II, p. l(Jo. Cependant, cette venion se trouverait, en partie, contredite par le résume ci-apres des lettres de rémission accordées par le légcnt à ce seigneur.

Lettres de rémission par Jean d'Andrezeî. (Reg. i\x\i\ du Trjsor d:s chartes pièce, n* 75c . II est dit, dans ces lettres, que Jean d'Andresel, capitaine i;enéral de Brie, avait soudoyé un certain nombre de gens d'arme.s pour résisler aux An!;laiiet Navarrais ; mais que la supériorité des forces ennemies et les grands Irais qu'entraînait la réunion d'un corps aussi considérable l'avaient décidé aie dissoudre et à renvoyer les gens d'. rmes dans leurs garnisons II avait ordonné, du consentement des habitants du pays, que les gens d'armes seraient payé» de leurs gage> au moyen d'un subside levé. p?r l'eu, danN le pays de Brie, l'impôt payé par chaque localité et nt spécialement et liirectement aOecté au payement d'un corps désigne d'avance. Chaque garnison devait se tenir prête à marcher au premier ordre. On conçoit qu'un pareil arrangement ait donné lieu a pluNJeui s désordres, a plusieurs violences de la part des gens d'armes tjuand l'imposition ne leur était pas régulièrement payée. C'est ce qui était ai rivé à lean de Melun, seigneur de La Borde-lc-Vicomte. et il me parait évident que la lettre de rémis>ion accordée a Jean d'Andresel devait avoir un semblable motif. (Note du baron Jérôme Pichon ; correction>et additions du Mcnanier de Paris.)

(2) On trouve au.\ Archives nationales, «section histo ique. série J.) des lettres du ro Charles V 13(11) a ses gens de comptes, à Paris, et a t«»us autres justiciers et oflîciers. p."lesquelles il leur commande de livrer la forteresse île Tournes-en-Fuye, avec ses appartenances, a Jeanne de Maligny. dame de Rochetort. du Puiset et dAndrezel. veuve de leai . seigneur dudit Andre/.el, chambellan du roi ^il s'intitulait grand chambellan d'Orléana > et du Valois^ comme ayant la dite forteresse assignée a cette dame pour son douaire. Jean ni* de Maligny était la 2 femme de Jean d'Andresel. La première était Jeanne d'Arrabley, tîiL* d'un maître dhôtel du Roi et nièce d'un chancelier de France.

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